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Elle a tout fait pour éviter le cancer, mais...

La maladie frappe sans pitié une femme qui mène une vie exemplaire

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 SAINT-FAUSTIN-LAC-CARRÉ | Une massothérapeute qui aime courir dans les montagnes et qui s’alimente de noix, de poisson et de cru se bat maintenant contre un cancer du côlon très avancé. 

 Un verdict brutal s’est abattu sur Virginie Mercier, 39 ans : cancer colorectal stade 4, le plus avancé de tous. 

 Selon ses spécialistes, Mme Mercier serait atteinte du cancer depuis six à dix ans. Elle n’a pourtant jamais eu de symptômes, justement parce qu’elle a toujours maintenu la forme. 

Lors d’une de ses sorties à vélo au Mont-Tremblant, en mars 2018.
Photo Brigitte Tremblay
Lors d’une de ses sorties à vélo au Mont-Tremblant, en mars 2018.

 Elle s’entraîne de 15 à 20 heures par semaine, elle a éliminé la viande rouge depuis 20 ans, elle mange sans gluten, dort bien et sort tous les jours. 

 Elle ne fume pas et consomme au maximum deux verres de vin lors de repas entre amis. 

Virginie Mercier profitait de ses moments libres pour faire des exercices d’agilité et de flexibilité chez elle.
Photo Flavie Dugré
Virginie Mercier profitait de ses moments libres pour faire des exercices d’agilité et de flexibilité chez elle.

 Le choc 

 « Je suis une extrême, en sport. Courir en montagne est ce que j’aime le plus au monde. Juste avant l’annonce de mon cancer, j’ai couru un 28 kilomètres », raconte la massothérapeute. 

Avant d’avoir le cancer, Virginie Mercier profitait toujours de ses temps libres pour courir, comme en octobre 2017, alors qu’elle a visité l’Islande.
Photo Daniel Cooper
Avant d’avoir le cancer, Virginie Mercier profitait toujours de ses temps libres pour courir, comme en octobre 2017, alors qu’elle a visité l’Islande.

 Quelques semaines avant l’annonce du diagnostic, la mère de famille a commencé à avoir terriblement mal au ventre et au dos. 

 « J’avais tellement mal que je ne pouvais plus manger rien de dur. Je me nourrissais seulement de smoothies et de potages. J’ai enduré ce mal pendant un mois et demi », relate-t-elle. 

 Puis, le 14 décembre 2018, la vie de Virginie Mercier a basculé lorsqu’elle s’est rendue à l’hôpital de Sainte-Agathe avec son père et sa belle-mère. 

 À leur arrivée dans le bureau du spécialiste, l’oncologue s’est elle-même mise à pleurer. 

 Le choc 

 La massothérapeute a regardé l’oncologue, impuissante. C’était grave, elle le savait. 

 Elle s’est cachée sous le bras de son père, emmitouflée dans son coton ouaté préféré à l’effigie de Reykjavik (capitale de l’Islande, le voyage qui a changé sa vie). Elle pleurait. Elle fermait les yeux. La nouvelle était trop lourde. 

 Elle aurait voulu que son père la protège comme lorsqu’elle était enfant. 

 La petite pièce de couleur blanche éclairée d’une petite fenêtre était soudainement devenue noire. Sans issue. 

 « Je me suis vue en train de mourir. Lorsque je suis sortie de la salle, je hurlais et je criais devant tout le monde. Mon château de cartes s’est effondré cette journée-là. » 

 La semaine dernière, l’amoureuse de la nature a appris qu’elle ne pourrait pas être opérée. Son cancer est trop agressif. 

 Mais elle refuse de baisser les bras et affirme qu’elle se battra pour sa fille de 10 ans. 

 Tous les jours, Virginie Mercier écrit ses émotions dans un carnet, lit, médite et se donne parfois le droit de pleurer. 

 « Moi, je voulais voyager. Je n’ai pas encore trouvé mon amoureux de vie. Il y a plein de buts que je n’ai pas atteints. J’ai un cancer agressif et je n’ai même pas fait ce que je veux sur la Terre. Et je ne peux laisser ma fille, je veux la voir grandir », a mentionné la battante. 

En septembre 2018, Virginie Mercier profitait d’un moment calme sur le lac Willoughby, au Vermont, pour faire du yoga sur sa planche à pagaie.
Photo Francis Brault
En septembre 2018, Virginie Mercier profitait d’un moment calme sur le lac Willoughby, au Vermont, pour faire du yoga sur sa planche à pagaie.

 ► Infos sur le cancer colorectal  

  •  Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer chez l’homme et la troisième chez la femme au Canada.  

 ♦ On estime qu’en 2017  

  •  26 800 Canadiens ont reçu un diagnostic de cancer colorectal, ce qui représente 13 % de tous les nouveaux cas de cancer en 2017 ; 
  •  9400 Canadiens sont morts d’un cancer colorectal, ce qui représente 12 % de tous les décès par cancer en 2017 ; 
  •  14 900 hommes ont reçu un diagnostic de cancer colorectal ; 5100 en sont morts ; 
  •  11 900 femmes ont reçu un diagnostic de cancer colorectal ; 4300 en sont mortes.  

 Source : Société canadienne du cancer

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