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Les 500 ans de la ville de San Cristobal

VOY 0126 Lanctôt
Photo courtoisie Les échassiers de la Vieille Havane seront de la fête.

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De sa création à la célébration de son 500e anniversaire, La Havane, la capitale cubaine, n’a pas seulement changé de nom (elle s’appelait San Cristobal à l’origine), elle a aussi changé de visage pour devenir une ville qui a beaucoup à offrir.

On ne s’entend pas sur le lieu exact où furent érigés les premiers bâtiments de San Cristobal, ni sur la date. On pense que ce fut en 1514, un peu plus à l’est que l’emplacement actuel, mais toujours est-il que des documents officiels attestent que le 16 novembre 1519, le navigateur espagnol Sebastian de Ocampo a amarré son bateau dans ce qui est aujourd’hui le port de La Havane. Il nommera ce site San Cristobal.

Pratiquement au même moment, le 8 novembre 1519, les Espagnols découvraient la ville de Mexico, habitée par les Aztèques. Ce qui donnera lieu à la rencontre historique entre le conquérant Hernan Cortés et l’empereur Moctezuma II.

Quiconque s’est promené dans les rues de La Havane a pu constater que plusieurs quartiers sont passablement détériorés. Cela est dû à plusieurs facteurs, entres autres le salpêtre qui frappe 24 heures par jour les rues près de la mer et qui contribue à la détérioration des structures et charpentes des édifices, le blocus qui rend difficile et plus coûteux l’achat de matériaux de construction et de rénovation adéquats, et aussi la négligence et l’insouciance.

Préserver la beauté

Depuis l’arrivée de l’historien en chef Eusebio Leal, les choses ont commencé à changer. La Vieille Havane est devenue un vaste chantier avec un plan directeur qui met en valeur le passé et projette vers le futur. On trouve, dans cette partie de la ville, plusieurs styles architecturaux, qui rappellent aussi bien l’architecture du sud de l’Espagne que les styles baroque et prébaroque, néoclassique, éclectique, renaissance, néogothique.

Eusebio Leal veut faire de La Havane la capitale de tous les Cubains, et non pas seulement une ville pour touristes. La musique, la danse, les musées et galeries d’art, les bibliothèques publiques, les écoles, les cliniques et maternités, les résidences pour personnes âgées, les marchés publics et autres commerces font partie du plan d’ensemble pour rendre cette ville plus agréable à vivre. « La Havane appartient à tous ses citoyens, et pour cela, tout le monde doit la respecter et la protéger », répète inlassablement Eusebio Leal.

Pour l’occasion, on a inauguré un système de location de bicyclettes dans La Vieille Havane, Ha’Bici, qui fonctionne comme notre BIXI. Pour le moment, on a installé quatre ou cinq points de location, mais on prévoit l’étendre progressivement à d’autres quartiers de la ville. Le principal point de location est situé au siège de Vélo Cuba, sur l’avenue du Prado, no 20. Il en coûte trois fois rien.