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«Plus fort que Deontay Wilder»

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Comment voulez-vous savoir si Arslanbek Makhmudov est si fort que ça ?

Encore hier soir, au Casino, Makhmudov a terrifié puis assommé son adversaire.

Mais là, on parle de Jason Bergman. C’était son 45e combat. Sans parler de douzaines de rounds contre Deontay Wylder, Oscar Rivas ou Tyson Fury.

Autrement dit, du kilométrage dans le corps.

Bergman s’est fait descendre en deux minutes. Pif, paf, boum.

Je l’ai retrouvé dans un coin du Casino qui servait de vestiaire pour les boxeurs du coin bleu. Il était en train de recevoir son chèque de paye des mains d’un commissaire de la régie.

Il a été gentil et affable et j’ai posé toutes les questions qui me venaient en tête :

« Sa force est vraiment spéciale. Il cogne dur et lourd. C’est évident qu’il manque encore d’expérience et qu’il frappe en s’ouvrant. Mais c’est le gars qui frappe le plus dur que j’aie affronté », a-t-il dit.

Wow ! Minute.

Bergman a fait huit rounds contre Joseph Parker, il a travaillé avec Deontay Wilder : « La droite de Wilder est plus rapide, plus précise. Mais c’est moins fort que celle de ce gros Russe. C’est pas une farce, c’est pas une exagération », a-t-il ajouté.

Avec Rivas

Bergman, qui a passé quelques semaines à travailler en sparring avec Oscar Rivas, était encore impressionné. Courte question, longue réponse. Genre :

– Est-ce que les fans du Québec peuvent espérer un jour Makhmudov dans l’élite mondiale ?

– Définitivement que oui. Il lui reste à apprendre, à raccourcir ses coups, mais c’est une force de la nature. Aucun doute. C’est une expérience de l’affronter, même après 44 combats.

C’est pas moi qui l’ai dit...


DANS LE CALEPIN – Une bonne soirée de boxe au Casino, c’est magique. Mais la vraie magie, c’est de s’y rendre. J’ai visité des rues magnifiques comme Notre-Dame Ouest, St-Patrick, Wellington, Monk... deux heures de Laval au Casino. La mairesse souriait pendant ce temps.