/opinion/columnists
Navigation

La santé mentale des jeunes

Coup d'oeil sur cet article

Les statistiques sont irréfutables. Les jeunes de 15 à 24 ans sont les plus mentalement vulnérables. Ils sont envahis par l’anxiété et les perturbations psychologiques et la dépression en atteint plusieurs.

Par ailleurs, les petits enfants, les garçons en particulier, sont médicamentés dès le plus jeune âge au Québec. Chacun connaît un enfant diagnostiqué TDAH. On enferme ces enfants comme dans un statut social. Un parent dira « mon enfant a un déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité ». La vie de cet enfant vient alors de basculer.

Avant la psychologisation des comportements de l’enfant, on départageait les élèves intelligents des « pas futés » à l’école. Il y avait les cancres, les tannants et les agités qui pouvaient être des cancres ou des surdoués.

Commission d’enquête

La situation exige une commission d’enquête sur la souffrance mentale de nos enfants. Mais les Québécois, dont la plupart sont des parents, veulent-ils vraiment des réponses à cette plaie sociale, qui a pris une ampleur à donner le vertige dans notre société éclatée ?

Veut-on s’interroger sur le bien-fondé de placer en garderie un bébé dès les premiers mois de sa vie ? Qui est prêt à admettre que la fameuse phrase déculpabilisante pour les adultes selon laquelle un enfant s’adapte à tout recouvre une réalité vécue par l’enfant souvent opposée à cette vision optimiste ?

Qui veut s’interroger sur les méfaits des divorces sur les enfants, sur les familles reconstituées puis éclatées de nouveau ? Sur l’absence de présence de la famille éloignée ? Du rôle souvent distant des grands-parents, de l’ignorance chez les enfants des liens de cousinage ? Et que dire des défis que pose la structure de la famille monoparentale et des parents gais, un thème tabou ?

« Quel est l’objet de votre maladie ? » demandait Freud, qui n’a pas dit que des bêtises.