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L’agresseur des résidences de l’UL obtient une semi-liberté

Thierno-Oury Barry risque l’expulsion dès sa sortie de prison

Thierno-Oury Barry, <i>condamné à trois ans de prison</i>
Photo tirée de Facebook Thierno-Oury Barry, condamné à trois ans de prison

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Persona non grata au Canada, celui qui avait commis des gestes à caractère sexuel sur 12 étudiantes d’une résidence de l’Université Laval a obtenu une semi-liberté, mais risque plutôt d’être expulsé dès sa sortie de prison.

En octobre 2016, Thierno-Oury Barry, un Guinéen venu s’établir à Québec en vertu d’un visa d’étudiant, avait créé tout un climat de panique à l’Université Laval, alors qu’il s’était introduit dans plusieurs chambres d’étudiantes de la résidence Alphonse-Marie-Parent. Au total, 12 victimes avaient été identifiées.

L’étudiant de 21 ans avait finalement été condamné à trois ans de prison en mars 2018. Ce dernier est maintenant admissible à une libération conditionnelle et la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a accepté, la semaine dernière, de lui octroyer une semi-liberté en maison de transition.

Il veut rentrer dans son pays

Or, l’étudiant guinéen a perdu tout statut au Canada à la suite de ses démêlés judiciaires.

Puisqu’il est « passible d’expulsion », « le pénitencier a l’obligation de [le] remettre à l’Agence des services frontaliers (ASFC) de manière à ce que la mesure de renvoi dont [il fait] l’objet soit exécutée », et ce, dès sa mise en liberté, indique le rapport de la CLCC.

Barry a aussi indiqué qu’il souhaitait quitter le pays dès qu’il le pouvait.

« Vous souhaitez être renvoyé le plus rapidement possible dans votre pays d’origine afin de reprendre votre vie en main. »

L’Agence des services frontaliers a obstinément refusé de répondre aux questions du Journal quant à sa façon de faire dans ce genre de cas, mais deux experts consultés indiquent que Thierno-Oury Barry a très peu de chance de se retrouver en liberté au Canada.

« Quand une personne est détenue, l’Agence des services frontaliers n’a pas juridiction », explique l’avocat Stéphane Handfield.

« Une fois que la personne retourne chez elle ou qu’elle est envoyée en maison de transition, dès qu’elle sort du service correctionnel, s’il y a un mandat d’arrestation d’immigration, elle ne mettra jamais le pied dehors », ajoute l’expert en immigration.

C’est donc dire que Thierno-Oury Barry risque fort d’être conduit directement à la prison de Rivière-des-Prairies lorsqu’il quittera le pénitencier à sécurité moyenne où il se trouvera dans les prochains jours, sa sortie officielle étant le 29 janvier.