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Ottawa n’en fait pas assez pour combattre les paradis fiscaux, dit le Bloc

Gabriel Sainte-Marie
Photo courtoisie CPAC Gabriel Ste-Marie.

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OTTAWA | Le gouvernement fédéral continue à laisser filer en douce les particuliers et entreprises canadiennes qui cachent leur argent à l’étranger, et ce, malgré la hausse du nombre d’enquêtes de l’Agence du revenu du Canada (ARC) pour les pincer, croit le Bloc québécois.

« Les libéraux essayent de développer le discours comme quoi ils font la lutte aux paradis fiscaux et, oui, il y a eu un pas vers l’avant avec les 54 enquêtes criminelles de l’ARC. Mais c’est encore très loin de ce qu’il faut faire pour bien s’attaquer au problème des paradis fiscaux », a indiqué d’emblée Gabriel Ste-Marie, député du Bloc québécois.

Celui-ci réagissait à l’entrevue avec le directeur des enquêtes criminelles à l’ARC publiée lundi dans Le Journal dans laquelle il révélait que l’ARC avait grandement augmenté ses enquêtes en lien avec l’évasion fiscale à l’étranger. D’une « poignée » d’enquêtes en 2015, son équipe avait maintenant 54 dossiers de ce genre à son actif.

Pas suffisant

Mais c’est loin d’être assez pour dissuader les particuliers et entreprises du Canada qui cachent leur argent du fisc à l’étranger, a souligné M. Ste-Marie. « D’un côté, on dit serrer la vis contre les contribuables. Mais, par la porte arrière, le gouvernement fédéral continue à légaliser l’utilisation des paradis fiscaux [...]. Sous le gouvernement de Justin Trudeau, on en a légalisé trois autres grâce à des accords », a dénoncé le député.