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Pour soutenir sa croissance, la Mauricie a besoin de vous!

Pour soutenir sa croissance, la Mauricie a besoin de vous!

workers talking and laughing at a factory
auremar - stock.adobe.com

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Si l’économie de la Mauricie sera en croissance de 3,4% en 2019, cette dernière sera moins soutenue que celle prévue au niveau provincial (4,2%), selon une étude économique de Desjardins publiée en novembre 2018. Cela est notamment attribuable aux enjeux de disponibilité de la main-d’œuvre qui «limitent le développement de plusieurs entreprises, et ce, dans un nombre croissant de secteurs», souligne l’étude.  

 «C’est une problématique majeure, lance Mario De Tilly, directeur général d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières. L’an dernier, sur les 180 entreprises de la région, que nous avons visitées, 77 d’entre elles nous ont dit éprouver de sérieuses difficultés de recrutement.»  

Bien que beaucoup de postes difficiles à pourvoir soient liés aux TI, les entreprises ont aussi du mal à recruter des travailleurs spécialisés. «C’est simple», dit Mario De Tilly, «si vous êtes électromécanicien, soudeur ou outilleur... arrêtez de chercher un emploi ailleurs: venez en Mauricie!»  

Au-delà d’un bassin d’emplois de qualité, la Mauricie possède une foule d’atouts pour quiconque cherche à mener une carrière enrichissante.  

Tout pour plaire  

Franco-algérienne, Zouina Karkar est venue poursuivre ses études doctorales à Montréal en 2014, puis en 2016. Au moment de son postdoctorat, on lui a proposé un projet de recherche au Centre national en électrochimie et en technologies environnementales de Shawinigan (CNETE). «C’est d’abord l’équipement de pointe qu’il y avait au CNETE qui m’a plu, mais aussi le fait qu’il s’agit d’un centre de recherche en forte croissance, avec de belles perspectives d’avancement», dit la jeune chercheuse de 29 ans.  

Son conjoint et elle ont pu profiter d’un accompagnement de l’organisme Place aux jeunes en région, qui leur a fait valoir les avantages de la Mauricie et qui les a mis en contact avec les bonnes personnes pour faciliter leur nouveau départ. En avril 2018, le couple s’installait officiellement à Shawinigan.  

Zouina Karkar, qui a grandi dans la petite ville de Clermont-Ferrand, en France, retrouve à Shawinigan une municipalité à l’échelle humaine et un cadre enchanteur. «Ici, au centre-ville, c’est la nature», dit-elle. «On a la rivière et il n’y a pas d’embouteillages monstres!»  

Le coût de la vie est un autre aspect qui lui plaît. «On a un 4½ chauffé à moins de 550$ par mois. C’est vraiment moins cher que dans les grandes villes!»  

Mario De Tilly reconnaît d’ailleurs que l’aspect économique est un argument de poids lorsque vient le temps de «vendre» sa région.   

«Et c’est un mythe de penser que, parce qu’on est en région, les gens gagnent un salaire inférieur en raison du coût de la vie moins élevé», dit-il. «Il a même été démontré que, pour certains postes en TI, le salaire offert par les entreprises en Mauricie est 6% plus élevé qu’à Montréal!»  

Aujourd’hui, Zouina Karkar ne regrette pas d’avoir adopté la Mauricie et elle souhaite y demeurer longtemps. «Je conseille aux nouveaux arrivants, comme moi, de ne pas hésiter à sortir de leur zone de confort... et d’ouvrir leurs horizons! Ça en vaut la peine!»   

Des initiatives originales  

Pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre, l’écosystème d’affaires de la Mauricie s’organise. Lancée à l’été 2018, l’initiative Open Trois-Rivières, «un district entrepreneurial innovant» dans le centre-ville de Trois-Rivières, regroupe déjà une quarantaine d’entreprises, des startups comme des entreprises établies, dans un cadre propice à la collaboration et à la créativité.   

«Ce qui relie les entreprises de l’Open», indique Étienne Dansereau, coordonnateur à l’innovation à Innovation et Développement économique Trois-Rivières, «c’est une ouverture à essayer de nouvelles choses. Et, pour ces entreprises, faire partie de l’Open Trois-Rivières devient un argument pour faciliter le recrutement de jeunes talents.»