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Infirmières en colère

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Un taux d’occupation frôlant les 150 %, des heures supplémentaires non rémunérées et une situation connue depuis juillet qui ne s’améliore pas auront eu raison de la patience d’une vingtaine d’infirmières de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Elles ont, dimanche soir, organisé un sit-in de 4 heures pour dénoncer la situation, alertant ainsi la population sur les conditions auxquelles elles sont soumises et forçant l’administration à proposer une solution.

Toujours pareil

À la même date, il y a un an, Émilie Ricard, infirmière de la région de l’Estrie, dénonçait ses conditions de travail et la réforme Barrette. Un an plus tard, avec un nouveau gouvernement en place, il semble que la situation peine à s’améliorer.

Certes, il y a des cliniques d’hiver permettant de désengorger les urgences des petits rhumes et autres maux d’hiver, mais les taux d’occupation aux urgences restent beaucoup trop élevés. Une situation problématique autant pour les patients que pour le personnel, qui, exténué, peut être amené à faire des erreurs.

Les Infirmières IPS

Pendant ce temps, les super infirmières sont sous-utilisées dans notre système de santé. Alors qu’ailleurs au Canada elles peuvent poser un diagnostic, ici, elles doivent en référer obligatoirement à un médecin même pour des cas bénins. Elles sont encore trop peu nombreuses, 460 seulement sur un objectif de 2000 pour 2024, selon un engagement de l’ancien gouvernement. Au fait, quel est l’objectif du gouvernement actuel pour cette situation ?

La CAQ promettait, lors de la dernière campagne électorale, une super infirmière dans les 36 heures pour une consultation, mais le plan sur la façon d’atteindre cet objectif avec les contraintes de la loi québécoise sur la pratique des IPS n’a pas été présenté.

La ministre de la Santé a beaucoup à faire avec la négociation de la rémunération des médecins spécialistes, mais les infirmières et super infirmières ont déjà attendu trop longtemps.