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Québec a perdu la mise avec Téo Taxi, confirme François Legault

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 GATINEAU | Le gouvernement du Québec a perdu des millions de dollars dans l’aventure malheureuse de Téo Taxi, indique François Legault. 

 «C’est de l’argent perdu investi par le gouvernement libéral. La Banque Nationale a un prêt garanti. En vendant les véhicules et le logiciel, ils seront capables de rembourser une partie de la dette garantie, mais je pense que les actionnaires vont tout perdre, malheureusement», a affirmé François Legault aujourd'hui à l’entrée du Conseil des ministres. 

 Parmi les aides financières publiques encaissées par Téo Taxi et ses filiales, on note 5 millions de dollars du ministère des Transports, 5 millions de dollars du Fonds provincial de modernisation de l’industrie du taxi, 5 millions de dollars du ministère de l’Environnement, 4,5 millions de dollars du ministère de l’Économie à Téo Techno et près d’un million de dollars du gouvernement fédéral, selon une compilation effectuée par Le Journal

 De son côté, Investissement Québec a injecté plus de 15 millions de dollars dans XPND Croissance, principal actionnaire de Téo Taxi. La Caisse de dépôt et placement, le Fonds de solidarité FTQ, le Fondaction CSN et le fonds XPND Croissance auront ainsi déplié depuis 2015 plus de 47 millions de dollars dans Téo Taxi et ses filiales. 

 L’entreprise de taxi a informé ses 450 travailleurs par courriel, au milieu de la nuit, qu’ils étaient licenciés. 

 Pas possible de sauver l'entreprise 

 Il n’était pas possible de sauver l’entreprise, a dit le premier ministre, qui craint surtout pour «la vingtaine d’emplois bien payés et le logiciel». 

 Il s’inquiète «surtout pour sauver les jobs payantes». «Mon obsession, ce n’est pas de créer des emplois à 15 $ de l’heure. Mais des emplois payants à 25, 30 ou 40 $ de l’heure», a-t-il affirmé. «Au Québec, je ne pense pas qu’on va manquer de voitures de taxi», a-t-il ajouté. 

 Avec le recul, était-ce une erreur, pour le gouvernement du Québec, d’investir de l’argent public dans cette entreprise? «On est dans un domaine qu’on veut pousser, le développement de nouvelles applications. En affaires, ce qui est important, c’est la moyenne au bâton. Donc, c’est sûr que, si on prend des risques, parfois on gagne, parfois on perd», a dit le premier ministre. 

 «Il faut s’assurer qu’on gagne plus souvent qu’on ne perd. Maintenant, je ne connais pas le détail du dossier pour évaluer si le gouvernement libéral a fait une bonne analyse», a-t-il ajouté. 

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