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Chaudière-Appalaches, une région phare

On pourrait croire que l’on se trouve dans un autre monde lorsque les arbres sont chargés de neige sur les sommets, en Chaudière-Appalaches. Un spectacle que seule la motoneige peut offrir.
Photo courtoisie, Tourisme Chaudière-Appalaches On pourrait croire que l’on se trouve dans un autre monde lorsque les arbres sont chargés de neige sur les sommets, en Chaudière-Appalaches. Un spectacle que seule la motoneige peut offrir.

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Parmi les 14 régions du Québec qui ont développé des infrastructures de qualité et un réseau de sentiers intéressants pour accueillir les motoneigistes, celle de Chaudière-Appalaches sort du rang.

« Avec les années, nous avons développé le réseau de sentiers, les infrastructures d’accueil et des points de services faciles d’accès, ce qui fait que, l’hiver, les motoneigistes sont rois dans notre région », lance le responsable du dossier motoneige de Tourisme Chaudière-Appalaches, Louis Chamberland.

« Tout est relié et nous mettons tout en œuvre pour que les motoneigistes qui nous visitent profitent des beautés de notre région tout en se sentant en sécurité en tout temps », poursuit-il.

Pour avoir sillonné régulièrement cette région depuis de nombreuses années, j’ai été à même de constater l’évolution importante du réseau de sentiers.

Il permet d’être en contact de façon constante avec des services, tout en se sentant à l’autre bout du monde. Le réseau, parsemé de villages tantôt à flanc de colline, tantôt au fond d’une vallée, offre des sentiers qui vous permettent d’avoir accès à l’arrière-pays, tout en vous ramenant régulièrement à la civilisation.

Paysages variés

S’étendant au sud du Saint-Laurent, cette région vous offre des spectacles très différents, passant de la vallée du fleuve, au nord, aux sommets boisés des Appalaches, au sud.

Vous traversez des forêts de feuillus, des érablières et des forêts mixtes partout sur le territoire. Elle est bordée au sud par le Maine.

Plusieurs attraits s’offrent à vous sur le territoire, dont l’observation des chevreuils à Saint-Gédéon (sentier 580) ou le musée de la motoneige (sentiers 533 et 540).

Il y a aussi l’immense pont couvert de Notre-Dame-des-Pins (sentier 55) ou les passerelles suspendues de Saint-Martin (sentier 25) et de Sainte-Marie (sentier 35).

Au cœur des Appalaches, le mont Saint-Magloire (sentier 549), le mont du Midi (sentier 547), le mont Radard (sentier 535) ou le mont Bonnet (sentier 5) vous offrent des spectacles et des points de vue assez étonnants.

Sur le mont Saint-Magloire, par temps clair, il est possible d’apercevoir les États-Unis au sud et le fleuve Saint-Laurent au nord.

Toujours du nouveau

Un autre point qui milite en faveur de cette région, c’est son offre de circuits en marguerite. Vous ne revenez jamais sur vos pas.

Sur le site de Tourisme Chaudière-Appalaches, vous pourrez découvrir sept suggestions d’itinéraires.

Au fil du temps, de nombreuses passerelles et ponts ont été construits pour permettre de circuler en sécurité lorsque les sentiers ont à traverser des rivières.

Le dernier pont en liste est celui de Saint-Théophile, bâti sur le territoire du club de motoneige Linière-Marlow. Il permet d’enjamber la rivière de ce coin de la région qui était vraiment problématique et d’avoir un accès plus facile aux sentiers 25 et 75. Il est vraiment situé au point de rencontre de plusieurs sentiers, qui permettent d’avoir accès à l’ensemble de la région.

De partout

Cette région est accessible de cinq endroits différents; via le sentier 55 depuis les Cantons-de-l’Est, le Centre-du-Québec en empruntant les sentiers 5 et 35, le Bas-Saint-Laurent par la Trans-Québec 5 ou encore depuis Québec, en ayant recours aux services de navettes pour faire traverser votre motoneige jusqu’à Saint-Nicolas et ensuite circuler par le sentier numéro 5.

Nos voisins du sud ne sont pas en reste puisqu’ils peuvent entrer en Chaudière-Appalaches depuis le Maine, par le sentier 75.

Avec ses 22 clubs qui surfacent 2654 kilomètres de sentiers, dont cinq Trans-Québec, 1200 chambres accessibles par les sentiers et un enneigement qui dure de la mi-décembre à la fin mars, la région de Chaudière-Appalaches représente une excellente destination pour la motoneige. Pour en savoir plus : (418) 831-4411 ou 1-888-831-4411.

iMotoneige

Depuis cette année, l’application iMotoneige de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec a pris de la valeur avec l’ajout des services disponibles pour les motoneigistes dans toutes les régions du Québec. Auparavant, chacune des régions travaillait seule. Maintenant, elles se sont regroupées pour présenter tous les services disponibles dans une seule application. Vous y retrouverez vraiment tout ce dont vous avez besoin. Elle est disponible pour les plateformes Google Play et App Store. Elle permet de créer votre itinéraire et même de connaître les conditions de surfaçage de votre destination, ainsi que la quantité de neige au sol. Une fois téléchargée, l’application fonctionne sans que vous ayez besoin d’un signal cellulaire ou d’internet.

Accidents mortels

Depuis le début de la saison, six décès ont été enregistrés en lien avec la motoneige. En novembre, les deux morts ne se sont pas produites en sentier, alors qu’une des deux s’est produite au moment où le motoneigiste circulait sur la voie publique, à sens contraire lorsqu’il a été happé par une voiture. L’autre personne s’est tuée dans un face-à-face sur les monts Valin, dans un secteur où les sentiers n’étaient pas ouverts. En décembre, les deux accidents mortels sont survenus à l’extérieur avec une noyade et une manœuvre dans une sablière. En janvier, il y a eu le seul décès en sentier dans la région de Portneuf, alors que le conducteur a perdu la maîtrise de sa motoneige pour aller frapper un arbre. Samedi dernier, le dernier décès enregistré s’est produit en pleine ville, à Saint-Étienne-des-Grès en Mauricie, dans un secteur où il n’y avait pas de sentiers de motoneige. Le passager installé dans une carriole à l’arrière a été happé mortellement par une voiture. La majorité de ces décès auraient pu être évités si les personnes avaient agi plus prudemment.

Utilisateur-payeur

En incluant toutes les sources de revenus provenant des plaques d’immatriculation (197 000) et de la vente des droits d’accès, c’est un budget de plus de 20 $ millions de dollars que la Fédération des clubs de motoneigistes gère. Ces revenus ne proviennent pas d’argent gouvernemental, mais bien des motoneigistes qui sont des utilisateurs-payeurs. La plus grande partie de cette somme est retournée dans les infrastructures et l’entretient des sentiers, via les clubs qui peuvent bénéficier des programmes mis de l’avant par la FCMQ.