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Kevin Parent n’a pas à avoir peur de son «amour»

C’est ce qu’a prétendu l’avocat de celle qui s’est rendue dans la chambre du chanteur

Renée Toupin au palais de justice de Trois-Rivières lundi dernier.
Photo d’archives Renée Toupin au palais de justice de Trois-Rivières lundi dernier.

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TROIS-RIVIÈRES | L’avocat de la groupie de Kevin Parent qui est allée s’asseoir sur son lit pendant qu’il dormait estime que le chanteur n’a pas à avoir peur d’elle, car « on parle d’amour ».

Le procès de la Trifluvienne Renée Toupin, qui est accusée de harcèlement criminel à l’endroit du chanteur et comédien Kevin Parent, s’est conclu mercredi sans que l’accusée témoigne.

Elle a rencontré son idole en 2003 en Gaspésie, puis est entrée par effraction chez lui en 2004. Elle a été condamnée à trois mois de prison. Ça ne l’a pas empêchée de récidiver en 2007 et d’aller s’asseoir sur son lit pendant qu’il dormait nu. Il s’est réveillé en criant et a porté plainte. Elle a alors été trouvée non criminellement responsable.

Elle a toujours agi comme s’il y avait une relation intime entre eux, selon l’auteur-compositeur-interprète de 46 ans, qui a témoigné lundi.

Kevin Parent
PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI
Kevin Parent

Peur déraisonnable ?

La femme de 54 ans est maintenant accusée de harcèlement criminel, pour avoir tenté de reprendre contact avec l’artiste entre 2015 et 2017, allant jusqu’à entrer sans invitation dans sa loge avant un spectacle à Joliette.

L’avocat de l’accusée, Bertrand Jacob a tenté de démontrer qu’il est déraisonnable que le chanteur ait toujours peur d’elle.

« Il n’est pas question de menaces, il est question d’amour », a-t-il dit.

Me Jacob a par ailleurs mis en doute le fait que Kevin Parent ait craint pour sa sécurité quand il est tombé sur la Trifluvienne dans le stationnement de la marina de Carleton-sur-Mer, en Gaspésie, en juillet 2016. Elle l’avait alors invité à aller prendre un verre.

« Comment Renée Toupin a-t-elle pu menacer Kevin Parent avec une voix mielleuse et une attitude séduisante ? » a demandé l’avocat.

Bertrand Jacob a aussi souligné que l’accusée n’avait jamais brandi un couteau ou un bâton de baseball ni formulé de menaces de violence, et que les introductions par effraction dataient de « l’époque de Mathusalem ». Il s’est fait reprendre par la juge Guylaine Tremblay, qui lui a rappelé que l’événement n’était pas si vieux que ça.

La juge a par ailleurs précisé à l’avocat qu’il ne pouvait pas prétendre que l’accusée est entrée par hasard dans sa loge en 2017.

« Elle est rentrée là parce qu’elle a vu M. Parent. Je suis sûre de ça », a dit la magistrate.

L’avocat a par ailleurs mis en doute que l’accusée ait nui à une relation amoureuse du chanteur en 2009. Il a proposé à la juge de faire une recherche sur ses anciennes conjointes.

« Je vous conseille de mettre du papier dans votre imprimante », a-t-il dit.

La juge rendra une décision le 27 mars.