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Le jour du hijab

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Le 1er février marque la Journée internationale du hijab. Dans les universités et collèges, des étudiantes musulmanes inviteront les non-musulmanes à nouer un foulard sur leur tête, façon islamique, pour mieux comprendre celles dont le hijab fait partie de la pratique religieuse.

Cette année, le 1er février marquera aussi la Journée contre le hijab, mais vous en entendrez peu parler. Les musulmanes qui exposent le sexisme du voile sont dénoncées tant par les imams intégristes que par les féministes dites progressistes. Toute une alliance contre nature.

La description de l’atelier sur la laïcité qui aurait dû se tenir pendant le colloque de l’Alliance des professeurs, dont la militante prolaïcité Nadia El-Mabrouk a été « désinvitée », met le doigt en plein sur le bobo au Québec : « Comment concilier une éducation égalitaire exempte de stéréotypes sexistes avec la valorisation de pratiques religieuses sexistes ? »

On ne saurait mieux définir le malaise que suscite le port de signes religieux par des enseignants.

Le gagnant est...

Mais l’atelier n’aura pas lieu. Les intégristes musulmans et leurs alliées, les féministes antiracistes, ont gagné.

« Mais ce n’est qu’un bout de tissu ! » C’est faux. Porter le hijab c’est aussi faire la promesse solennelle de se couvrir tout le corps, sauf le visage et les mains, pour ne pas exciter les hommes, toujours manger halal, prier cinq fois par jour. Ne jamais sentir la main d’un garçon. Ne pas monter dans un ascenseur si un homme qui n’est pas membre de la famille (non-mahram) s’y trouve. Ne plus sortir danser avec des amies. Marier un homme pieux. Se soumettre.

J’ai lu beaucoup de témoignages de « hijabis » ces derniers jours. Plusieurs mentionnent qu’elles doivent bien se comporter quand elles portent le hijab, car elles deviennent des ambassadrices pour l’islam.

Dans leurs mots, voilà pourquoi l’école publique ne doit pas se soumettre au voile islamique.