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Combattre Amazon

Au lieu de voir Amazon comme une force destructrice, pourquoi ne pas y voir une inspiration?

Combattre Amazon

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Au Québec et ailleurs, beaucoup de gens voient Amazon comme un monstre à combattre. Pour l’instant, ça part mal. Surtout si je me fie à certaines expériences de service que j’ai eues au cours des dernières semaines.  

Notre Premier Ministre aimerait bien d’ailleurs voir poindre un “Amazon québécois” sous la tutelle de son ami Alexandre Taillefer. Suggestion: peut-être mettre ce projet sur pause quelques mois/années?
  

Au lieu de voir Amazon comme une force destructrice, pourquoi ne pas y voir une inspiration, une force pour le changement, pour la modernisation? Le Québec a trop souvent une attitude de peur, de méfiance face aux grandes forces de changement externes. Netflix, Uber, Amazon... l’Histoire se répète, l’attitude ne change pas.     


  

Selon le livre The Everything Store: Jeff Bezos and the Early Age of Amazon, quand Jeff Bezos a lancé Amazon en 1995, il voulait à l’origine appeler la compagnie “Cadabra”, comme dans “Abracadabra, ton truc est rendu chez toi!” C’était déjà un indice de la redoutable efficacité qu’il visait. Son avocat l’aurait convaincu que ça sonnait trop comme “Cadaver” (cadavre), surtout au téléphone.     


  

Son deuxième choix de nom d’entreprise? Relentless, qu’on peut traduire par implacable. Assez éloquent n’est-ce pas? D’ailleurs, amusez-vous à taper relentless.com pour voir.    


  

Qu’est-ce qui fait la force (LES forces) d’Amazon?     


  

Premièrement, la sélection de produits. Difficile de la battre sur ce terrain sans de gigantesques entrepôts, ce qui est impensable pour une entreprise de petite ou moyenne envergure. Il faut donc regarder ailleurs.    


  

Deuxièmement, le client est roi et maître. Livraison (très) rapide, prix généralement plus bas, retours sans efforts à l’intérieur d’un mois, payé par l’entreprise. Un retard dans la livraison garantie? On m’offre un rabais, sans que je le demande. Le prix de mon item a baissé entre la précommande et la sortie? On m’applique le prix le plus bas, sans que je le demande.     


  

Pendant ce temps, cette semaine au Québec, on m’a vendu un appareil neuf, à prix régulier, vente finale. Oui oui, vous avez bien lu, je ne peux le rapporter sous aucune condition.     


  

Cette semaine au Québec, on n’a pas répondu à un courriel de soutien pré-vente.     


  

Cette semaine au Québec, on m’a tutoyé à la première approche dans une boutique.    


  

Ce ne sont que trois expériences récentes que j’ai vécues ici, il y en a d’autres, graves et moins graves, chaque semaine au Québec pour des centaines voire des milliers de clients. Des expériences qui me donnent juste le goût de retourner sur Amazon pour le plus d’achats possibles.     


  

Et avant de vous fâcher après moi: bien sûr qu’il y a d’excellentes entreprises qui donnent de l’excellent service au Québec! Bien sûr que c’est complexe d’être entrepreneur au Québec, ça prend du courage, il faut aimer être enseveli sous la paperasse et les permis. Sans parler du manque de personnel de qualité.

Il faut absolument aider les entrepreneurs le plus possible pour qu’ils puissent se concentrer sur l’essentiel, le service et la vente. Ça c’est dans les mains de la Coalition Avenir Québec et je compte sur eux pour rendre la vie plus facile aux gens d’affaires.    

Je parle des autres entreprises, celles qui n'ont pas encore compris le message.
  

Parce que la vente finale d’un produit neuf, en 2019, c’est non. Le mauvais contact avec un client, en 2019, c’est non. La mauvaise gestion (ou la non-gestion) des médias sociaux pour une entreprise en 2019, c’est non.     


  

Parce qu’amazon.ca c’est encore moins long à taper qu’amazon.com.