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Le Québec islamophobe? Non!

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À écouter certains médias, on a voulu faire croire que François Legault s’était mis un pied dans la bouche en disant qu’il n’y avait pas au Québec d’islamophobie. Apparemment, une telle déclaration serait scandaleuse. Il devrait s’excuser, c’est-à-dire se coucher devant les quelques commentateurs et lobbies qui se croient en droit de définir ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas dans notre vie publique.

Coupable ?

François Legault a bien fait de ne pas céder. Il ne s’agit pas de dire que notre société est parfaite et irréprochable. Au Québec comme ailleurs, on trouve dans les marges des racistes, et certains d’entre eux témoignent d’une aversion maladive à l’endroit des musulmans. On les voit s’exciter sur les réseaux sociaux. Et bien évidemment, l’un d’entre eux a commis en janvier 2017 un crime abominable, irréparable et impardonnable.

Mais ces gens sont extrêmement minoritaires. Ils n’engagent aucunement la société québécoise dans son ensemble. Ils ne la définissent pas non plus. Leur délire leur appartient.

Mais il faut porter la réflexion plus loin. Car le terme d’islamophobie, que plusieurs cherchent à imposer à tout prix dans le débat public, vient brouiller les cartes.

Ceux qui l’utilisent englobent souvent dans la même catégorie la haine des musulmans, qui est inadmissible, la critique de l’islam comme religion, qui devrait être permise, tout comme on peut critiquer le christianisme ou le bouddhisme, et le combat pour la laïcité, qui est tout à fait légitime.

Est-il même possible de réfléchir aux rapports historiques entre l’islam et l’Occident sans subir cette accusation ?

Marginaux

En d’autres mots, le terme islamophobie embrasse trop large et entraîne un étouffement du débat public.

Alors le Québec devait-il s’accuser d’islamophobie ? Non. François Legault a eu raison de se tenir debout. On ne prendra pas prétexte de l’intolérance de quelques-uns pour faire le procès de tout un peuple.