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Quête d’amour, quête de sens

Raphaëlle Giordano
Photo courtoisie, Philippe Matsas Raphaëlle Giordano

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Après avoir séduit près d’un million de lecteurs avec Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, son best-seller en cours d’adaptation cinématographique par la compagnie montréalaise Mainstream, la Française Raphaëlle Giordano propose une histoire d’amour et d’espoir avec son nouveau roman, Cupidon a des ailes en carton.

À travers ses personnages réalistes et attachants et une grande quête personnelle d’amour et de sens, la romancière explique comment évaluer sa cote « d’amourabilité »... une manière de voir clair dans ses élans affectifs.

Meredith, l’héroïne du nouveau roman, aime Antoine au point où elle pense avoir trouvé le grand amour, l’homme de sa vie.

Au lieu de se perdre dans une bulle rose bonbon, elle est assez lucide pour se poser de très bonnes questions. Comment mieux s’aimer soi-même ? Comment aimer l’autre sans en dépendre, comment le comprendre, comment entretenir la flamme du désir et ne pas s’enliser dans la routine ?

Au fil de ses réflexions, Meredith comprend qu’on peut améliorer sa capacité à aimer et améliorer ce qu’elle appelle son « amourabilité ».

Pour donner une vraie chance à cet élan amoureux, elle décide de prendre une pause de six mois et un jour pour examiner la question de fond en comble.

Son « tour de l’amour » sera ponctué de clins d’œil et facéties signées Cupidon, qui est un sacré farceur.

Au terme de cette expérience risquée, l’amour sera-t-il toujours au rendez-vous ?

Vaste exploration

Rejointe à Paris, Raphaëlle Giordano était toute contente de discuter de son nouveau roman, dans lequel elle s’est beaucoup investie.

Nul doute qu’elle va toucher les cordes sensibles de beaucoup de gens... à quelques jours de la Saint-Valentin !

« J’ai vraiment eu envie de travailler sur le thème de l’amour en faisant une vaste exploration qui irait au-delà de la narration d’une histoire d’amour. Mon héroïne Meredith serait pour moi une sorte de Candide de l’amour, comme le Candide de Voltaire. Elle fait le tour du monde pour se chercher et, à la fin, se rend compte qu’il faut cultiver son jardin. »

Au début du roman, Meredith est éperdument amoureuse d’Antoine.

« Elle fait ce qu’on serait peu de femmes à oser tenter : dire que je ne suis pas prête et que pour arriver à bien aimer, il faut que je me prépare au grand amour pour arriver à le vivre de la plus belle des manières, le plus longtemps possible. »

Un paradoxe

L’idée du livre est partie d’un paradoxe : je t’aime, donc je te quitte. Comme la chanson de Gainsbourg, Je t’aime, moi non plus.

« Meredith ne quitte pas Antoine, mais elle propose cet éloignement parce qu’elle ne se sent pas prête. Elle est rattrapée par ses doutes, ses complexes. C’est le cas de beaucoup de femmes : avant d’avoir travaillé sur soi, on peut ressentir ces complexes, ce sentiment de ne pas s’être accomplie, de ne pas s’être totalement trouvée. »

Raphaëlle Giordano ajoute qu’on veut tous vivre le grand amour — une des plus merveilleuses choses à vivre dans notre existence. Mais en examinant les statistiques, on se rend compte que la réalité rattrape bien des couples.

« Malheureusement, beaucoup d’histoires d’amour ne se terminent pas si bien que ça. Il y a des séparations, des divorces, des sites de rencontres de relations extraconjugales qui pullulent. »

« J’ai le sentiment qu’on a tous le même sentiment, l’envie de vivre le grand amour, mais il y a tous les pièges de Cupidon qui font qu’on peut, parfois, passer à côté ou finir par détruire une belle histoire. »


  • En librairie le 6 février.
  • Raphaëlle Giordano est écrivaine, artiste peintre et coach en créativité­­­.
  • Son premier roman, Ta deuxième vie commence quand tu sais que tu n’en as qu’une, est en cours d’adaptation pour le cinéma par la compagnie montréalaise Mainstream.

Extrait

<i>Cupidon a des ailes en carton</i></br>
Raphaëlle Giordano</br>
Éditions Édito, 448 pages
Photo courtoisie
Cupidon a des ailes en carton
Raphaëlle Giordano
Éditions Édito, 448 pages

« L’amour a pris des airs de casserole d’eau bouillante et a créé un réflexe de repli : dangereux, peut faire mal.

De quoi faire naître en moi un surprenant conflit intérieur, surtout en matière de relations amoureuses : au fond, j’avais diablement envie et besoin d’être aimée, rassurée, choyée, tout en ressentant encore trop souvent l’envie de prendre la poudre d’escampette lorsque c’était enfin sur le point d’arriver. Le cas Antoine, typiquement : à cause de ce passé mal digéré, j’allais peut-être ruiner toutes mes chances d’être heureuse dans le présent. » – Raphaëlle Giordano, Cupidon a des ailes en carton, Éditions Édito