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Radicalement nouveau

2019 INFINITI QX50
Photo courtoisie, Nissan Avec le nouveau QX50 2019, Infiniti souhaite détourner l’attention des acheteurs intéressés, entre autres, par l’Audi Q5, le BMW X3 et le Mercedes-Benz GLC, les trois modèles les plus populaires de sa catégorie.

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L’Infiniti QX50 s’est refait une beauté. Toute une ! Ses formes nouvelles, d’une grande élégance, cachent toutefois une mécanique novatrice qui se veut aussi performante qu’écoénergétique.

Les constructeurs automobiles offrent un éventail sans cesse grandissant d’utilitaires de luxe de taille compacte, une catégorie de véhicules dont les ventes sur notre continent ont doublé en l’espace de 10 ans. L’Infiniti QX50 est de ceux-là et, pour lui permettre de mieux rivaliser dans ce créneau en effervescence, Nissan, son constructeur, l’a transformé radicalement. La version 2019 dispose, entre autres, d’une motorisation novatrice, mais aussi d’une élégante carrosserie, dont la conception et l’aménagement correspondent mieux aux attentes des acheteurs.

Il faut admettre que dans ce créneau où dominent largement les modèles de la Sainte Trinité allemande (BMW, Mercedes-Benz et Audi), le QX50 avait dû jusqu’ici se contenter d’un rôle de figurant. Toutefois, l’arrivée du nouveau modèle, en juin 2018, a eu l’effet d’un électrochoc. Il a permis aux concessionnaires de la marque de doubler les ventes de ce modèle l’an dernier.

Nouvelle plateforme

Assemblé à l’usine Nissan d’Aguascalientes, au Mexique, le nouveau QX50 délaisse la plateforme à propulsion utilisée durant une décennie pour son prédécesseur, un modèle appelé EX35 et EX37, avant d’être rebaptisé QX50, en 2014. En misant sur une utilisation accrue d’acier à haute résistance, il bénéficie désormais d’une plateforme à la fois allégée et plus résistante à torsion (de 23 % par rapport au modèle qu’il remplace). Cette structure résiste mieux aux flexions ce qui, du coup, réduit les vibrations parasites et améliore l’insonorisation de l’habitacle.

L’intérieur se distingue par le design original du tableau de bord, mais aussi la haute qualité des matériaux utilisés.
Photo courtoisie, Nissan
L’intérieur se distingue par le design original du tableau de bord, mais aussi la haute qualité des matériaux utilisés.

Conçue pour une traction, cette nouvelle plateforme procure plus d’espace utile à l’intérieur. Le conducteur a maintenant une position de conduite plus haute et tous les occupants jouissent d’un dégagement supérieur au niveau de la tête, des épaules et des hanches, sans compter l’espace accru au niveau des jambes à l’arrière. Là, on retrouve aussi des sièges 60/40 coulissants qui permettent de moduler un coffre beaucoup plus grand. Son volume utile varie de 895 à 1822 L comparativement à 527 et 1342 L pour le modèle antérieur, des chiffres qui parlent d’eux-mêmes.

Cette nouvelle version du QX50 dispose d’un coffre nettement plus volumineux que son prédécesseur.
Photo courtoisie, Nissan
Cette nouvelle version du QX50 dispose d’un coffre nettement plus volumineux que son prédécesseur.

Ce nouveau venu délaisse une silhouette arrondie. Plus sculptées, ses formes gracieuses intègrent un montant de toit arrière en forme de croissant, un élément de style aujourd’hui commun à tous les modèles d’Infiniti.

Un moteur hors du commun

La grande nouveauté qui distingue cet utilitaire de ses concurrents est cependant cachée sous son capot. Il s’agit du premier moteur à taux de compression variable utilisé pour un modèle de série. Appelé VC-Turbo, ce 4-cylindres de 2,0 L à injection directe est monté transversalement. Il remplace un V6 de 3,7 L à injection multipoint séquentielle à implantation longitudinale.

Jumelé à une boîte de vitesses automatique à variation continue, qu’on apprécie pour sa grande souplesse, ce nouveau moteur dispose d’un mécanisme faisant varier son taux de compression de 8:1 à 14:1 ; une basse compression pour favoriser les performances et une haute compression pour optimiser la consommation de carburant. Ce mécanisme affecte également la course des pistons et rend donc la cylindrée variable, puisqu’elle diminue de 1997 à 1970 cc en haute compression.

Qu’en retire le conducteur ? D’abord, une puissance comparable à celle que livre un V6 et, surtout, un couple élevé s’apparentant à celui d’un turbodiesel de petite cylindrée. Bien sûr, pour tirer le maximum de ce moteur à turbocompresseur, le constructeur recommande l’usage de carburant super (comme pour l’ancien V6 d’ailleurs). À tout le moins, on peut se consoler en sachant que le VC-Turbo est moins gourmand, comme en témoigne la cote moyenne de 9,0 L/100 km annoncée par le constructeur (notre essai s’est conclu avec une cote de 9,8 L). Comparativement aux 11,9 L/100 km de l’ancien QX50, cela représente une amélioration de 26 %.

Ce moteur réduit sensiblement les bruits et les vibrations caractéristiques des moteurs à essence classiques, tout en étant plus compact et moins lourd (-28 kg). Naturellement, Nissan n’en restera pas là avec le VC-Turbo. Ce moteur servira bientôt à d’autres modèles d’Infiniti et de Nissan, à commencer par la nouvelle Altima 2019, mais aux États-Unis seulement pour le moment. Là-bas, c’est une option réservée à des versions haut de gamme.

Appelés Sensoriel et Autographe, les deux QX50 les plus cossus ont des phares à DEL de forme cubique.
Photo courtoisie, Nissan
Appelés Sensoriel et Autographe, les deux QX50 les plus cossus ont des phares à DEL de forme cubique.

Le VC-Turbo engendre donc un nouveau paradigme, puisque l’acheteur typique d’un véhicule de luxe comme le QX50 pourrait croire qu’un « petit » moteur pareil serait poussif. Après tout, il a la même cylindrée que l’humble 4-cylindres du Nissan Qashqai. Mais il n’en est rien ! Dès qu’on appuie sur l’accélérateur, une horde de pur-sang s’active. Là encore, l’acheteur pourrait redouter que ses 268 ch ne suffisent pas. C’est 57 ch de moins que le V6 qu’il remplace. Mais la magie s’opère grâce au variateur de taux de compression et à la suralimentation qui procurent 280 lb-pi de couple (13 de plus que le V6) dès que le régime atteint 1600 tr/min.

Le VC-Turbo réussit donc à propulser le QX50 à 100 km/h en 6,5 s. L’ancien moteur faisait presque de même. Et cette performance, le petit VUS la réalise avec une transmission intégrale de série, car au Canada, Infiniti n’offre pas de version à deux roues motrices, comme aux États-Unis. Et c’est tant mieux compte tenu de l’efficacité du système, et ce quelle que soit la saison (plus encore en cette période hivernale, c’est clair...).

Selon le niveau de dotation, le QX50 a des roues en alliage d’aluminium de 19 ou 20 po.
Photo courtoisie, Nissan
Selon le niveau de dotation, le QX50 a des roues en alliage d’aluminium de 19 ou 20 po.

Habitacle accueillant et chic

Généreusement éclairé par l’imposant toit vitré panoramique (de série), l’habitacle offre un spectacle à ses occupants par le design original du tableau de bord et le mélange harmonieux et surprenant des matériaux utilisés. Depuis son siège baquet moulant à souhait, le conducteur apprécie aussi la direction précise et la suspension bien calibrée, qui rend la conduite prévisible.

Parmi les cinq niveaux de dotation, les deux plus abordables reçoivent un ensemble de dispositifs d’aide à la conduite comprenant l’essentiel : des systèmes de détection d’obstacles dans les angles morts et de freinage d’urgence avec détection de piétons, de même qu’un dispositif prédictif de collision frontale. Nissan réserve un ensemble plus étoffé pour les trois versions plus cossues. Malheureusement, toute cette quincaillerie devient parfois trop envahissante, comme une nounou qui infantiliserait le conducteur ! Ajoutons enfin que, pour un véhicule de cette trempe, la dotation, qui s’avère satisfaisante dans l’ensemble, serait plus complète avec des sièges arrière chauffants et les systèmes de connectivité CarPlay d’Apple et Android Auto. De petits oublis, j’imagine...

Inspiré par l’électrification

Chez Nissan Motor, l’électrification des véhicules ne sera pas seulement l’affaire de la marque éponyme, comme en témoigne le véhicule concept électrique Infiniti QX Inspiration dévoilé au Salon de Détroit, en janvier.

Ce prototype futuriste préfigure un utilitaire électrique à quatre roues motrices que lancera prochainement la marque des véhicules de luxe de Nissan. Il a d’ailleurs obtenu les titres de Meilleur concept et de Meilleur design intérieur dans le cadre de la compétition annuelle EyesOn Design, dont l’issue est connue au début de ce Salon.

Le constructeur n’a révélé aucun détail technique relativement à ce prototype. Il sert plutôt de vitrine en matière de style. En revanche, ses dimensions principales (longueur : 4650 mm ; hauteur : 1630 mm ; empattement : 2850 mm) s’apparentent étrangement à celles du nouveau QX50. Préfigurerait-il un futur « QX50-e » ?

Rappelons qu’à pareille date, l’an dernier, le chef de la direction de Nissan, Hiroto Saikawa, avait affirmé que le premier véhicule 100 % électrique d’Infiniti ferait ses débuts en 2021.

Il avait également dit que des véhicules dotés de groupes motopropulseurs électrifiés (hybrides légers, hybrides rechargeables et électriques) constitueraient plus de la moitié des ventes de cette marque dans le monde d’ici 2025.

Fiche technique

Prix de base

44 490 $ (Luxe) ; 48 990 $ (Essentiel) ; 52 990 $ (ProActive) ; 56 490 $ (Sensoriel) ; 57 990 $ (Autograph).

Transport et préparation

2045 $

Groupe motopropulseur

L4 turbo DACT 2,0 L ; 268 ch à 5600 tr/min, 280 lb-pi à 1600-4800 tr/min. Boîte de vitesses automatique à variation continue. Transmission intégrale.

Particularités

Suspension indépendante aux quatre roues. Freins à disque aux quatre roues. Antiblocage de série. Pneus : 235/55R19 (Luxe, Essentiel, ProActive) ; 255/45R20 (Sensoriel et Autograph).

Cotes

Empattement : 2800 mm ; longueur : 4691 mm ; largeur : 1903 mm ; hauteur : 1677 mm. Poids : 1728-1795 kg. Volume du coffre : 895-1822 L. Capacité de remorquage : 1361 kg (3000 lb). Volume du réservoir : 61 L. Consommation moyenne (essai) : 9,8 L/100 km.

Concurrence

  • Acura RDX
  • Alfa Romeo Stelvio
  • Audi Q5
  • BMW X3
  • BMW X4
  • Buick Envision
  • Cadillac XT4
  • Cadillac XT5
  • Jaguar F-Pace
  • Jaguar I-Pace
  • Land Rover
  • Discovery
  • Land Rover
  • Discovery Sport
  • Land Rover Range Rover Evoque
  • Lexus NX
  • Lincoln MKC
  • Mercedes-Benz GLC
  • Porsche Macan
  • Volvo XC60

Points forts

  • Moteur performant
  • Bonne boîte de vitesses
  • Grand coffre
  • Agréable à conduire

Points faibles

  • Dispositifs d’aide à la conduite envahissants
  • Visibilité arrière réduite
  • Levier de vitesses trop sensible

Cotes de l’auteur

  • Cote d’ensemble: 8/10
  • Consommation: 8/10
  • Équipement: 7/10
  • Prix: 8/10
  • Apparence: 9/10
  • Confort à l’avant: 8/10
  • Confort à l’arrière: 8/10
  • Comportement: 8/10
  • Performance: 8/10
  • Rangement: 8/10

La Camaro la plus puissante aura une transmission automatique

2019 INFINITI QX50
Photo courtoisie

Jusqu’à maintenant proposée uniquement avec une transmission manuelle, la Chevrolet Camaro ZL1 1LE aura désormais droit à une transmission automatique à 10 rapports. Animée par un V8 de 6,2 litres, cette Camaro survitaminée propose une puissance phénoménale de 650 chevaux.