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Les citoyens veulent sauver Téo Taxi

84% des Montréalais considèrent que la faillite de l'entreprise est une mauvaise nouvelle

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 Plus du tiers des Montréalais attribuent la faillite de Téo Taxi à une mauvaise gestion, mais une grande majorité d’entre eux souhaitent que l’entreprise de taxis électriques soit relancée par des Québécois, révèle un sondage Léger.  

 Pas moins de 84 % des Montréalais considèrent d’ailleurs la faillite de Téo Taxi comme une mauvaise nouvelle. 

 « Le consensus est large, affirme Christian Bourque, vice-président exécutif et associé de Léger. On a entendu beaucoup de critiques cette semaine concernant les raisons derrière les déboires de Téo, mais ça n’empêche pas que les Montréalais disent : “oui, mais on voudrait que ça continue”. Autrement dit, ils voudraient qu’on trouve une façon de relancer l’entreprise. » 

 En fait, 38 % des répondants estiment que c’est la mauvaise gestion de l’entreprise qui l’a menée à sa perte tandis que 27 % pointent du doigt les problèmes de réglementation dans l’industrie du taxi. 

 Quelque 450 chauffeurs de Téo Taxi et 90 salariés de Taxelco ont perdu leur emploi mardi avec l’arrêt définitif du service de taxi électrique à Montréal qui est apparu il y a un peu plus de trois ans, mais qui n’était toujours pas rentable. 

 Un message 

 Selon M. Bourque, les résultats du sondage envoient un message au gouvernement comme quoi « les Montréalais veulent qu’on garde le concept de Téo, mais veulent qu’il devienne viable », alors que 79 % sont favorables à ce qu’une entreprise québécoise relance les activités. 

 « La réglementation en place n’a pas permis à une entreprise de survivre. Alors que pour les autres, les taxis traditionnels ou les chauffeurs Uber, personne ne se met riche. Est-ce qu’il faut changer les réglementations ? Les gens semblent dire que oui », affirme le vice-président exécutif chez Léger. 

 Peu d’utilisateurs 

 Parmi les 601 répondants du sondage, seuls 23 % ont indiqué être des utilisateurs de l’entreprise fondée par Alexandre Taillefer. 

 « Ça montre que même pour les non-utilisateurs, ce qu’ils veulent, c’est un bon marché du taxi qui est compétitif », analyse M. Bourque. 

Alexandre Taillefer lors du lancement de Téo Taxi en 2015.
Photo d'archives, Christopher Nardi
Alexandre Taillefer lors du lancement de Téo Taxi en 2015.

 Seuls les 65 ans et plus ont démontré une plus grande opposition à un retour de Téo. Soixante-sept pour cent sont d’accord avec l’idée. 

 « On le voit beaucoup dans les sondages, [les 65 ans et plus] ont tendance à moins aimer le risque. Il y a eu de l’argent public investi dans Téo. Pour l’instant ça n’a pas rapporté. Les 65 ans et plus sont davantage frileux à des propositions plus risquées », soutient Christian Bourque. 

 L’entreprise fondée par Alexandre Taillefer a touché entre 50 et 60 millions de dollars en capital-action, prêts, placements et subventions publics. 

  

 1. Est-ce pour vous une bonne ou une mauvaise nouvelle que la compagnie Téo Taxi cesse ses activités ?  

  •  Mauvaise nouvelle : 84 % 
  •  Bonne nouvelle : 16 %  

 2. Selon vous, quelle est la principale raison pour laquelle cette compagnie cesse ses activités ?  

  •  Mauvaise gestion : 38 % 
  •  Problème de réglementation dans l’industrie du taxi : 27 % 
  •  Manque de fonds : 19 % 
  •  Manque de voitures taxi : 3 % 
  •  Mauvais service : 2 % 
  •  Autre : 10%  

 3. Est-ce que vous seriez favorable qu’une entreprise québécoise relance l’entreprise de taxis électriques Téo Taxi ?  

  •  Favorable : 79 % 
  •  Pas favorable : 21 %  

  

 Méthodologie 

 Les résultats présentés dans ce rapport ont été obtenus à l’aide d’un sondage web réalisé par Léger du 1er au 2 février 2019, auprès d’un échantillon représentatif de 601 répondants résidents de l’île de Montréal :  

  •  âgé(e)s de 18 ans ou plus ; 
  •  résidant sur l’île de Montréal ; 
  •  pouvant s’exprimer en français ou en anglais.