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Une mère et son fils expulsés du pays

Une mère et son fils expulsés du pays
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

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Dana Saint-Fleur, une mère de famille haïtienne monoparentale, et son fils de 4 ans ont finalement été renvoyés dans leur pays d’origine par les autorités canadiennes.

Il y a quelques semaines, le Journal de Montréal faisait part des craintes de Mme Saint-Fleur devant un retour éventuel en Haïti.

«Je n’ai pas d’appétit pour manger. Noël devrait être un moment de tranquillité, rempli de paix, de partage et d’amour. Mais je ne vis plus. Cette année, ce sera un Noël de désarroi et de peur», avait-elle raconté au Journal.

Le gouvernement canadien a refusé la demande d’asile de Mme Saint-Fleur, arrivée au Canada en 2015.

Tous ses appels et ses demandes subséquentes ont également été rejetés. Au début de novembre, Ottawa l’a donc avertie qu’elle serait expulsée du pays le 21 novembre.

Deux semaines plus tard, le gouvernement canadien a annoncé à des Haïtiens sur le point d’être déportés qu’un sursis de quelques semaines leur était accordé en raison de la vague de violence qui secoue le pays. Dana Saint-Fleur était de ce nombre.

«Quand j’ai appris que je serais déportée avec mon fils, c’était catastrophique. Nous avons fui Haïti parce que mon fils et moi recevions des menaces de mort. Nous sommes en danger là-bas. Et, maintenant, je crains pour sa sécurité», a dit celle qui travaille comme préposée aux bénéficiaires.

Joint par TVA Nouvelles lundi, Frantz André, du Comité d’action des personnes sans statut, n’a pas caché sa déception.

«C’est douloureux, ce départ, d’autant plus que cette personne était extrêmement intégrée. Elle travaillait et était appréciée par son employeur. Ce dernier avait même rédigé une lettre aux autorités afin de les convaincre de revenir sur leur décision», a-t-il dit.