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Pour une meilleure prévention du VPH

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Malgré la campagne de vaccination amorcée en 2008 au Québec, le nombre de cas de cancer liés au virus du papillome humain (VPH) a augmenté dans la province depuis le début des années 2000.

Selon une étude de l'Institut national de la santé publique (INSP), on en compte plus de 860 par année au Québec. Près des deux tiers des patients sont des femmes.

En comparaison, un peu plus de 700 cas étaient détectés, en moyenne, par année, entre 2004 et 2007.

Le VPH cause annuellement 286 cancers du col de l'utérus, dont 79 décès. Il y a aussi beaucoup de cancers de l'oropharynx, au niveau de la gorge, soit environ 316 par année pour 59 décès.

Vanessa Larin fait partie des victimes de la maladie. Elle avait 25 ans lorsqu'elle a appris qu'elle avait un cancer du col de l'utérus causé par le VPH, en 2013.

«La période de déni a été très forte. J'en suis même venue, au grand désarroi de mes médecins, à refuser les traitements pendant deux ou trois mois», a-t-elle raconté à TVA Nouvelles.

Elle a subi une chirurgie et plusieurs traitements de chimiothérapie et de radiothérapie et se porte aujourd'hui à merveille. Elle regrette cependant de savoir qu'elle ne pourra pas avoir d'enfants.

Les femmes sont principalement touchées, mais de plus en plus d'hommes reçoivent la mauvaise nouvelle. «De plus en plus, on se rend compte qu'il y a d'autres types, des cancers ORL, de la vulve, du vagin, du pénis et de l'anus», a expliqué Dre Vanessa Samouelian, gynéco-oncologue au CHUM.

Au Québec, le programme public de vaccination contre le VPH a été introduit en 2008. Il s'adressait d'abord aux filles de la 4e année du primaire. Il a été élargi aux garçons en 2016.

«Aujourd'hui, ce qu'on observe, c'est qu'il y a moins de lésions précancéreuses, parce que, dans la population, on a plus de patients qui ont été vaccinés», a souligné Dre Samouelian, en invitant les Québécois à se faire vacciner contre le virus.