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Bruxelles interdit la fusion Siemens-Alstom, Bombardier se dit «heureux»

Un train à l’hydrogène construit par Alstom à la station de Leipzig, en Allemagne, le 1er février 2019.
AFP Un train à l’hydrogène construit par Alstom à la station de Leipzig, en Allemagne, le 1er février 2019.

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Bombardier s’est dit «heureux» mercredi du rejet par la Commission européenne de la fusion des concurrents Siemens et Alstom, estimant qu’une telle opération aurait «gravement compromis la santé et la compétitivité de l’ensemble du marché ferroviaire européen».

«La Commission indique clairement que la fusion proposée ne respecte pas les exigences de la loi sur la concurrence de l’Union européenne», a déclaré dans un communiqué Daniel Desjardins, vice-président principal du groupe, ajoutant que cette fusion dans le rail aurait laissé «les consommateurs européens en payer le prix, à la fois comme utilisateurs du rail et comme contribuables».

L’UE a officiellement mis son veto mercredi à l’union de l’allemand Siemens et du français Alstom, malgré les pressions de l’Allemagne et de la France qui espéraient créer un champion européen du rail face à la concurrence chinoise, en l’occurrence le numéro un mondial, CRRC.

La commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager, a estimé que les deux entreprises «n’étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence» soulevées par le gendarme européen.