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Un ministre et son péché

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Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, est dans de sales draps. Depuis maintenant une semaine, il est pris dans la tourmente et il est le seul responsable du bourbier dans lequel il patauge avec peu d’aisance.

Crise évitable

Il y a deux types de crises en politique. Celles qui sont inévitables, tel un tsunami qui fonce droit sur vous. Puis, il y a celles où l’on a l’impression que le protagoniste a fermé les fenêtres, vidé un bidon d’essence et craqué une allumette. André Lamontagne n’avait qu’à dire la vérité, soit qu’une décision fût prise concernant un employé, avant que lui-même ne soit assermenté et que celle-ci ne relevait pas de lui.

Il aurait par la suite pu affirmer que cela soulevait tout de même des questions sur la protection des sonneurs d’alerte et que le gouvernement allait y voir. Point.

Mais non, il fallait qu’il mente publiquement (car c’est ce qu’il a fait), et qu’il ne cesse depuis ce temps de modifier sa version des faits, ajoutant chaque jour un peu plus de mystère autour de cette affaire.

Legault en rajoute

Évidemment, la question est maintenant de savoir combien de temps François Legault pourra endurer cette situation. Encore là, le PM lui-même n’a rien fait pour aider.

La semaine dernière, il laissait entendre qu’il y avait d’autres éléments qui avaient motivé le congédiement de Louis Robert, joignant sa voix au concert de diffamation entamé par son propre poulain.

Pire encore, il a déclaré hier en chambre que la décision avait été prise par un sous-ministre nommé par le PLQ. Allô la qualité des relations entre le politique et l’administratif dans ce ministère ! Bref, le ministre Lamontagne a torpillé la stratégie du début de session de la CAQ. Et mon petit doigt me dit qu’on n’a pas fini d’en entendre parler.