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«J.E»: quand l'achat d'une maison vire au cauchemar

«J.E»: quand l'achat d'une maison vire au cauchemar
capture d'écran, TVA Nouvelles

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L'achat d'une maison représente pour plusieurs l'investissement financier d'une vie. Que faire lorsque vous découvrez que la résidence de vos rêves, bien qu'elle ait été inspectée, présente en réalité des déficiences majeures. Moisissures, fondations fissurées, infiltrations d'eau: des propriétaires racontent leur histoire d'horreur, ce jeudi à l'émission «J.E.».

«Présentement, [le public] n'est pas protégé du tout», dénonce Pascal Parent, président de l'Association des inspecteurs en bâtiments du Québec (AIBQ). L'association milite depuis le début des années 2000 pour un encadrement légal de la profession d'inspecteur en bâtiments.

«C'est un titre qui n'est pas encadré, qui n'est pas réservé. N'importe qui peut s'autoproclamer inspecteur en bâtiments sans aucune formation, sans aucun encadrement», déplore M. Parent.

«Le milieu est très très délinquant, très délinquant actuellement, ajoute Mario Roy, de la Corporation des inspecteurs vérificateurs en qualité de la propriété. Il est urgent que la ministre s'occupe de régler la situation de l'inspection au Québec».

Des cas cauchemardesques

«On a visité 50 maisons pour trouver la bonne, et c'était celle-là. Ce qui se trouve à ne plus être celle-là», se désole Marilou Dionne-Leblanc. Son conjoint Hugo Séguin et elle ont découvert, deux ans après l'achat, que le sous-sol de leur demeure était infesté de moisissures.

«On a découvert toute la fondation qui était fissurée, la moisissure qui se trouvait vraiment partout dans la salle de bain, même chose dans la pièce à côté. Tout le gyproc intérieur est noirci, les scellés sont noircis, on a trouvé un champignon de la grosseur de ma main. C'est des découvertes atroces», explique Hugo Séguin.

Pourtant, le couple avait fait inspecter la demeure avant de s'en porter acquéreur. Leur sentiment est de ne pas avoir fait confiance à la bonne personne, car selon eux, une bonne inspection préachat devrait inclure des analyses et des vérifications plus poussées que la norme actuelle.

Même constat pour Justin (nom fictif), qui avait lui aussi déboursé pour une inspection préachat. Si l'inspecteur n'avait rien soulevé d'anormal à l'époque, la maison a dû être revendue à perte, quelques mois plus tard, car elle nécessitait des travaux dont la valeur était supérieure à celle de la résidence. Comme plusieurs intervenants du milieu, il réclame un meilleur encadrement de la profession d'inspecteur en bâtiments.

«Sinon, n'importe qui peut se déclarer un expert, souligne Justin. Même si ça fait 20 ans qu'il fait ça, s'il n'a jamais eu de formation, puis qu'il n'a pas de suivi, y'a pas de formation spécialisée, ça vaut ce que ça vaut. Comme acheteur, on ne connait pas ça, on n'a pas le choix juste de faire confiance.»

Ne manquez pas l'émission «J.E.», jeudi soir, dès 21 h sur les ondes de TVA.