/finance
Navigation

Des agences de pub veulent aussi leur crédit d’impôt

Coup d'oeil sur cet article

En pleine guerre de talents, les agences de publicité demandent à Québec d’avoir droit elles aussi au crédit d’impôt de 30 % pour l’embauche d’employés technos.

« Ça nous fait mal. On a besoin de gens en techno, et on n’a toujours pas accès au crédit d’impôt », déplore Jan-Nicolas Vanderveken, président du conseil d’administration de l’Association des agences de communication créative (A2C), entre autres.

De plus en plus, les agences de publicité se font damer le pion par des boîtes en technologie de l’information (TI) qui offrent des services similaires... mais qui sont capables d’offrir de meilleurs salaires en raison du crédit d’impôt pour le développement des affaires électroniques (CDAE) de 30 %.

« Iniquité fiscale »

Une « iniquité fiscale » qui ne peut plus durer, selon M. Vanderveken, qui porte aussi le chapeau de président-directeur général de HAVAS Montréal.

« Ça gruge dans nos marges. Ça limite notre capacité d’aller chercher de meilleurs talents », plaide-t-il.

Pour remédier à cette situation, des PME, comme l’Agence MXO à Saint-Jean-sur-Richelieu, ont décidé de mettre sur pied une filière pour aller chercher ce crédit d’impôt.

Plutôt que de regarder le train passer, l’Agence MXO a bâti une filière à part avec « 75 % d’activités en technologie de l’information (TI) » pour respecter les critères exigés par Québec pour avoir enfin droit à l’enveloppe.

« L’an dernier, j’ai lancé une filiale. J’ai mis les employés qu’il fallait. Si tout se passe bien, je devrais pouvoir y avoir droit bientôt », explique le PDG de l’Agence MXO, Steve Trinque.

Coût élevé

Le hic, c’est que ces filières qui poussent comme des champignons en ce moment dans l’industrie de la publicité coûtent cher à tout le monde.

« La comptabilité de la filière, sa structure... tout ça coûte cher non seulement à l’entreprise, mais aussi au gouvernement qui doit administrer cette lourdeur-là », regrette Jan-Nicolas Vanderveken de l’A2C, qui veut des règles plus souples.

Au Québec, les retombées économiques de l’industrie de la communication et du marketing s’élèvent à 985 millions $. Le salaire moyen d’un travailleur est d’un peu plus de 72 000 $, selon l’A2C.