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Drouin s’est mis en marche

Jeudi soir, face aux Jets de Winnipeg, Jonathan Drouin a joué son meilleur match avec le Canadien.
Photo AFP Jeudi soir, face aux Jets de Winnipeg, Jonathan Drouin a joué son meilleur match avec le Canadien.

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Jonathan Drouin a offert tout un spectacle aux amateurs jeudi soir face aux puissants Jets de Winnipeg. À mon avis, il a joué son meilleur match depuis son arrivée avec le Canadien. Et à voir comment il progresse, je pense qu’on peut s’attendre encore à mieux de sa part d’ici la fin de la saison.

Il n’y a pas de doute qu’on commence à voir le Drouin qui avait démontré des séquences dominantes avec le Lightning de Tampa Bay avant d’être échangé à Montréal. Et je pense que c’est loin d’être terminé.

La clé dans le hockey, c’est la confiance. Les joueurs de talent doivent jouer avec le maximum de confiance pour être efficaces, et force est d’admettre que le no 92 du Canadien en a fait le plein au cours des dernières semaines. Oui, à l’occasion, il va prendre des risques qui vont mener à des revirements. C’est normal, tous les meilleurs joueurs dans la Ligue le font. Mais il faut continuer de le laisser jouer.

IL EST PARTI

Je pense qu’on voit enfin le joueur que Marc Bergevin voyait lorsqu’il l’a acquis en retour de Mikhail Sergachev. Il patine, il veut la rondelle, il utilise son lancer. Avouons-le, son deuxième but face aux Jets était de toute beauté !

À le voir aller, je pense que Drouin est heureux dans sa position actuelle et il est évident qu’il est destiné à se voir confier de plus en plus de responsabilités par Claude Julien.

Il ne faut pas négliger non plus l’impact que des joueurs comme Drouin ont sur le reste de leurs coéquipiers. Ces joueurs de talent qui prennent directement part aux succès de l’équipe imposent un respect immédiat. J’ai hâte de le voir contre Toronto ce soir, mais s’il continue à travailler comme il le fait depuis un certain temps, je le vois mal connaître de mauvais matchs. Il est trop talentueux.

DATE LIMITE ?

Cela étant dit, les succès du Canadien forcent assurément Bergevin à repenser à son plan. Que fera-t-il d’ici la date limite des transactions ? Je pense que la blessure de Paul Byron est un signal que le CH doit bouger. Pourquoi ? Parce que l’équipe n’est pas à l’abri d’une autre blessure à un joueur d’impact. Jusqu’à présent cette année, le CH a été chanceux sur ce plan. Outre l’absence déjà planifiée de Shea Weber en début de saison et les quelques matchs ratés par Carey Price, tout le monde est resté relativement en santé.

Je commence à être persuadé que le Tricolore va bouger d’ici la date limite. Bergevin sera-t-il tenté de toucher à sa banque de choix au repêchage ? C’est une possibilité à mon avis.

S’il est en mesure de réaliser une transaction à la Jeff Petry, je ne vois pas le problème à se départir d’un choix.

UN BON ATTAQUANT

On a vu Bergevin épier deux matchs des Ducks d’Anaheim dernièrement. Est-ce que ça cache quelque chose ? Pas nécessairement, mais il n’y a jamais de fumée sans feu.

Un joueur sur lequel je miserais, si j’étais Bergevin ? Jakob Silfverberg.

J’ai toujours aimé cet attaquant et je n’ai jamais vraiment compris pourquoi les Sénateurs s’en sont départis pour faire l’acquisition de Bobby Ryan.

C’est un ailier droit qui patine bien, un joueur solide. Je pense que ce serait toute une acquisition.

Maintenant, demeure la question de savoir ce que ça coûterait. À mes yeux, probablement un choix de première ronde.

- Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

BERGERON L’EXEMPLE

Patrice Bergeron a disputé son millième match dans la LNH mardi dernier. Quelle carrière extraordinaire ! À force de travail et de persévérance, Bergeron est devenu un modèle pour les jeunes hockeyeurs québécois. Il faut rappeler que ce n’était pas un joueur au talent exceptionnel dans les rangs juniors, mais après avoir été repêché, il s’est développé comme l’un des meilleurs de sa profession. Il a gagné le respect de tout le monde et le geste de David Pastrnak, qui l’a laissé marquer dans un but désert mardi, en était la preuve tangible. Il ne fait aucun doute qu’il sera le prochain capitaine des Bruins de Boston.

SALUT, ANDRÉ...

André Boudrias nous a quittés la semaine dernière. Je l’ai bien connu et il avait même été entraîneur adjoint avec moi pendant six matchs avec les Nordiques en 1980. Quand Maurice Filion avait décidé de me confier les rênes de l’équipe, André avait pris la décision de partir puisqu’il voulait, lui aussi, être entraîneur-chef. On est toujours demeurés en bon terme et de bons amis malgré tout. André était un homme de hockey exceptionnel. Je me souviens de l’époque où il jouait pour le Canadien junior, et c’était un joueur incroyable. Il a par la suite connu une belle carrière de joueur dans la LNH, puis d’homme de hockey avec le Canadien de Montréal et les Devils du New Jersey. J’offre mes condoléances à toute sa famille et ses proches.

... ET TI-GUY

C’est décidément une semaine triste dans le monde du sport. En plus d’André Boudrias, « Ti-Guy » Émond nous a aussi quittés. Je me souviens qu’à l’époque où il travaillait pour le Montréal-Matin, il était le journaliste le plus lu au Québec ! C’était un personnage, et quelqu’un qui avait le don de faire rire les gens. En plus d’être un journaliste émérite, c’était d’abord et avant tout un grand amateur de sports, particulièrement de boxe, de hockey et de courses de chevaux. Tout le monde connaissait Ti-Guy Émond. Il était d’ailleurs très proche de Serge Savard. Je soupçonne d’ailleurs Serge de lui avoir refilé quelques primeurs en cours de route ! Bref, j’offre aussi mes sincères condoléances à la famille et aux proches de Ti-Guy.