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Louis-David Morasse: «J’aimerais jouer un méchant!»

Louis-David Morasse: «J’aimerais jouer un méchant!»
Photo Agence QMI, Dominick Gravel

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Louis-David Morasse incarne depuis huit ans le rôle de Philippe O’Hara dans O’, et la cote d’amour à l’endroit de son personnage ne s’est pas essoufflée. Philippe, l’éternelle bonne personne qui a vécu bien des déboires, est un rôle plutôt éloigné de son interprète. Heureux père de famille, citoyen engagé, l’acteur maintient un bel équilibre dans sa vie.

Louis-David, à l’instar des fidèles d’O’ qui aiment le personnage de Philippe, avez-vous hâte que ce dernier vive enfin une relation d’amour heureuse?

Oui, j’ai hâte! Il y a beaucoup de personnes qui m’en parlent. Ça doit être ma face qui attire ça, parce que dans L’auberge du chien noir, j’interprétais aussi un homme qui se faisait mener par les femmes. J’ai hâte de jouer un personnage plus fort! En même temps, les gens heureux n’ont pas d’histoire, et nous, on en raconte. C’est intéressant de montrer les travers des gens!

En huit ans, Philippe a vécu beaucoup de choses!

Oui, et il a quand même évolué au fil des années. Depuis le début, je le vois essayer de se dépêtrer, de s’affranchir. C’est ce qu’il a fait avec sa femme, Mina. Il vient de se réveiller par rapport à Mélanie (Karine Gonthier-Hyndman).

Après huit ans, on peut imaginer que de beaux liens se sont tissés dans l’équipe...

Oui, et c’est précieux! Stéphane Demers et moi, entre autres, nous sommes devenus comme des frères, ç’a été instantané. Au fil des années, on a tous vécu notre vie en parallèle, on a partagé une foule de choses. Des liens se sont tissés, et c’est précieux. Nous sommes bien chanceux.

Vous arrive-t-il de craindre que votre personnage vous colle trop à la peau?

J’avais cette crainte quand j’incarnais Renaud dans 4 et demi..., puis Jérôme durant 13 ans dans L’auberge du chien noir. C’est sûr que, tous les jours, je me fais reconnaître par les gens — je suis identifié à Philippe —, mais c’est notre métier. De rôle en rôle, j’essaie de me transformer. J’aimerais un jour jouer un méchant, un «pas fin», ce serait vraiment différent de ce que j’ai fait jusqu’à présent.

Vous avez déjà fait du théâtre d’été. Prévoyez-vous en faire cette année?

Non, j’en ai fait durant près de 15 ans, mais, depuis O’, j’ai arrêté. C’est difficile, l’été, de composer avec les tournages et les horaires de théâtre. Plus jeune, je le faisais. Je courais, je faisais de la route, je faisais mes tournages et j’allais ensuite jouer au théâtre, mais, disons qu’à 45 ans, on choisit où on met notre énergie pour être en mesure de livrer la marchandise.

Car vous vous occupez aussi de votre famille...

Je m’occupe beaucoup de ma fille, qui a 13 ans. Je suis très présent. Je dirais que je suis un père poule, et j’en suis fier. Je suis un «papa clown», mais j’apporte aussi de la rigueur et de la discipline. Ma fille, c’est quelqu’un qui mord dans la vie depuis toujours. Elle est née prématurément, trois mois avant la fin de la grossesse, et elle avait déjà le courage pour se battre. Elle a encore cette énergie, cette volonté de repousser ses limites. Elle est très allumée.

Est-ce qu’elle envisage de suivre vos traces?

Elle le voudrait, mais je lui ai fait comprendre que ce n’était pas un métier facile et qu’il était préférable qu’elle poursuive d’abord ses études. Si à 18 ans elle a encore le goût d’être comédienne, elle pourra décider d’aller dans une école de théâtre. Elle a déjà joué dans un film et quelques publicités, mais, pour l’instant, je mets l’accent sur le fait que les études demeurent la priorité.

Mis à part votre métier et votre fille, avez-vous une autre passion?

Oui, mon grand passe-temps est l’ébénisterie. J’ai développé cette passion grâce à mon père. Il m’a tout appris, et, aujourd’hui, il dit que l’élève a dépassé le maître. J’aime, entre autres, faire des meubles contemporains. Je le fais pour moi. J’ai notamment fait ma table de salle à manger en acajou. J’aime prendre mon temps. Pour vous donner une idée, j’ai appliqué sur ma table 11 couches de vernis. Je m’intéresse aussi beaucoup au design. Sinon, je vais au gym trois ou quatre fois par semaine.

Avez-vous d’autres projets sur le plan artistique?

Oui, entre autres, des projets d’écriture. J’ai déjà eu ma boîte de production, avec laquelle j’ai produit et réalisé des courts métrages. Ça fait un moment que je n’ai pas créé et j’y pense beaucoup. J’aimerais écrire et réaliser un court métrage. La barre est haute, parce que j’en vois 400 par année.

Louis-David joue dans O’, le mardi, à 20 h, à TVA.

Porte-parole de Cultiver l’espoir

Quand il a découvert Cultiver l’espoir, Louis-David a éprouvé l’envie de s’impliquer dans ce projet emballant. Il n’a pas tardé à proposer son concours pour faire connaître cette belle initiative. «En 2017, j’ai été invité à la soirée-bénéfice du Regroupement Partage, qui se spécialise en sécurité alimentaire. Il y a quatre ans, l’organisme a mis sur pied une cause qui a pour nom Cultiver l’espoir. La directrice générale a convaincu la Ville de Montréal de lui prêter gratuitement des terres agricoles dont elle ne se servait pas, puis elle a contacté la ferme D-3-Pierres, qui produit des légumes biologiques. Des jeunes de Boscoville qui sont en réinsertion sociale ont ensuite été engagés dans ce projet. On cultive des légumes, principalement des carottes, des choux et des rutabagas. Imaginez: en 2018, ils ont produit 120 tonnes de légumes! Quarante-cinq pour cent de ceux-ci sont vendus en épicerie au temps des récoltes pour financer le projet. Et 55 % de la production est acheminée aux banques alimentaires.» Cette initiative a permis d’aider 60 000 familles dans le besoin. Pour en découvrir plus sur Cultiver l’espoir et sur le Regroupement Partage, ou pour participer à la campagne Adoptez un plant de carottes, allez à regroupementpartage.ca.