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Des centaines de filles expérimentent les sciences

Des centaines de filles expérimentent les sciences
Photo Amélie St-Yves

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La présence de plus de femmes en sciences et technologies permettrait de faire de nouvelles découvertes, car elles réfléchissent différemment des hommes, croient des scientifiques rencontrées à une journée conçue pour les filles.

La biologiste Isabel Julian explique aux cousines Iris Tremblay et Adèle Marcoux l'importance de la pollinisation pour les humains.
Photo Amélie St-Yves
La biologiste Isabel Julian explique aux cousines Iris Tremblay et Adèle Marcoux l'importance de la pollinisation pour les humains.

 

Des centaines de jeunes filles ont convergé vers le Centre des sciences de Montréal, dans le Vieux-Port, dimanche. Elles ont pu faire des expériences, mais aussi rencontrer des femmes scientifiques.

Olympe Angers, 9 ans, écoute Karoline Héroux parler des satellites autour de la terre.
Photo Amélie St-Yves
Olympe Angers, 9 ans, écoute Karoline Héroux parler des satellites autour de la terre.

 

Iris Tremblay, 8 ans, est venue en compagnie de sa cousine Adèle Marcoux, également âgée de 8 ans, et de leurs pères. Elle pourrait devenir scientifique un jour.

«J’aimerais bien m’occuper des animaux. S’il y en a qui sont malades, je pourrais les sauver», a-t-elle dit.

Les activités sur la faune et l’environnement étaient d’ailleurs très populaires auprès des jeunes, dimanche.

«J’ai découvert qu’il faut faire attention à la planète», a dit Fanny Grandchamp, 9 ans, qui souhaite un jour travailler en environnement.

Point de vue

Les scientifiques rencontrées par l’Agence QMI croient que les femmes ont un point de vue différent à apporter aux sciences et aux technologies.

«On a différentes manières de penser, différentes méthodologies. Ces différences vont ouvrir des avenues à explorer qui n’ont peut-être pas été vues par les gars», a expliqué la biologiste Isabel Julian.

Les femmes n’occupent que 20% des emplois en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques, selon la directrice de la programmation au Centre des sciences, Cybèle Robichaud.

«C’est quand même un chiffre qui est assez bas. Il y a certainement du travail à faire à ce niveau-là», a-t-elle dit.

Il faut maintenant stimuler les intérêts des filles pour ces domaines, estime Stéphanie Jecrois, de Technovation Montréal.

«Souvent, les gens vont dire que les filles sont moins intéressées par les sciences, je pense qu’aujourd’hui, on voit que ce n’est pas le cas. Souvent, elles ne sont pas exposées à tout ce qui touche les métiers en technologie», a-t-elle dit.