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Dur atterrissage caquiste

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François Legault a répété à ses troupes de rester humbles malgré les sondages favorables. Une dure semaine au parlement pour la rentrée achèvera de ramener sur le plancher des vaches ceux qui auraient pu être tentés de léviter dans un état de béatitude.  

D’abord, le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, a mis son gouvernement dans le trouble en livrant des versions contradictoires des circonstances entourant le congédiement d’un lanceur d’alerte au MAPAQ.   

Puis, le gouvernement caquiste a nommé la directrice adjointe du cabinet de François Legault déléguée générale du Québec à New York, même s’il s’était engagé à mettre fin aux nominations partisanes.   

Enfin, un projet de loi sur l’immigration, dont les objectifs sont louables, a été déposé. Mais il nécessite une approbation d’Ottawa pour son application intégrale et, oh ! surprise ! le gouvernement Trudeau a dit non.   

  

François Legault, CAQ  

  

Photo Marc-André Gagnon

Une semaine de reculs dans tous les départements. Le chef s’était engagé à ne pas faire de nominations partisanes, il en fait une. Pour compenser, même s’il avait promis de ne pas placer des proches de Philippe Couillard dans des emplois supérieurs, il a nommé son ex-chef de cabinet à la Société de l’habitation. M. Legault avait aussi dit que les 18 000 dossiers d’immigration accumulés seraient traités, mais finalement, ils seront mis au rebut.   

  

Pascal Bérubé, PQ  

  

Récemment, lors du caucus de rentrée du PQ, le chef intérimaire a affirmé qu’il existait des rapports sur les causes de l’échec électoral du parti. Il s’est ensuite empressé de corriger le tir en disant aux journalistes qu’il n’y avait pas de rapports écrits. Après que deux rapports eurent été coulés à TVA, en début de semaine, sa version a changé. Forcément, les documents existent, mais il a dit ne pas savoir qui les a écrits. Pourtant, l’un d’eux émane de l’exécutif du PQ. Ou le chef intérimaire est fichtrement mal informé sur ce qui se passe dans son parti ou il n’a pas cru bon dire la vérité.   

  

Alexandre Leduc, QS  

  

Photo Agence QMI, Simon Clark

Le solidaire de Hochelaga-Maisonneuve en a sorti une bonne au Salon bleu. En raison du projet de loi haussant l’âge légal de consommation du cannabis à 21 ans, la SQDC va congédier les employés de ses succursales âgés de 18 à 21 ans. Avec une touche d’humour exquise, il a souligné que des employés de dépanneurs âgés de 16 ans vendent pourtant de l’alcool dont l’âge légal de consommation est 18 ans ! Il a pris en défaut le ministre Lionel Carmant sur le nombre d’emplois à risque et embarrassé le responsable de la société d’État, Éric Girard.   

  

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