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Patrick Leduc: une retraite dans la voie rapide

Patrick Leduc a disputé 256 rencontres dans les couleurs de l’Impact.
Photo d’archives Patrick Leduc a disputé 256 rencontres dans les couleurs de l’Impact.

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La retraite est souvent suivie de moments difficiles pour les athlètes professionnels qui se retrouvent, dans bien des cas, devant une case vide. Ça n’a pas été le cas de Patrick Leduc.

Entraîneur-cadre de l’Association de soccer de la Rive-Sud depuis 2003, il a plongé dans son rôle à pieds joints.

« Après ma retraite, j’ai pris une semaine de vacances et j’ai embarqué dans mon rôle à l’association à temps plein. La seule chose qui changeait, c’est que je m’entraînais plus le matin.

« Je n’ai pas eu le temps de m’apitoyer sur mon sort. Je l’ai tellement fait pendant que j’étais blessé parce que c’était difficile et que ça prenait de la discipline. »

Il faut comprendre que quand Leduc a décidé d’accrocher ses crampons, tout juste avant le début de la saison 2011, il venait de passer deux années aux prises avec de sérieuses blessures, une fracture de stress qui a mis du temps à guérir de même qu’une rupture des ligaments du genou lors de son dernier match en 2010.

Naturel

Pour lui, le passage des terrains professionnels aux terrains amateurs s’est négocié sans douleur.

« Je viens du monde où l’Impact est passé du semi-pro au professionnel. On est vraiment devenus professionnels à partir de ma quatrième année.

« C’est dans ma nature de prévoir un plan B, j’avais un diplôme en sciences politiques, je pouvais faire autre chose.»

Voilà pourquoi il avait déjà les pieds bien installés dans le soccer de la Rive-Sud quand il s’est mis à s’y consacrer à temps plein.

En 2003, on m’a offert de diriger un programme sport-études. Je venais de signer un contrat un peu plus intéressant, mais je n’ai pas hésité, j’ai accepté.

« C’était le meilleur des deux mondes, le matin j’étais à l’entraînement et j’étais au sport-études l’après-midi. Je me faisais remplacer quand j’avais des déplacements. »

Plan B

C’était donc son plan B et il ne s’en cache pas. Mais c’est devenu bien plus que ça.

« J’étais impliqué dans ce milieu-là comme plan de rechange si ma carrière ne fonctionnait plus.

« En 2007 ou 2008, j’aurais pu laisser ça tomber pour me concentrer plus sur l’Impact et je le faisais presque parce que j’étais souvent parti en 2008. C’était Wilfried Nancy qui me remplaçait.»

En demande

Il a quitté son rôle d’entraîneur cadre en 2011 parce qu’il avait, en parallèle, commencé à travailler dans les médias, signant une chronique dans La Presse en plus d’agir comme analyste au Réseau des sports.

« Au début, les médias c’était un petit à côté. L’offre dans les médias était trop importante pour que je m’investisse dans les deux choses en même temps. Je serais devenu fou, j’avais de jeunes enfants. »

Son autre plan B, c’était un baccalauréat en sciences politiques de l’Université Fairleigh-Dickinson, dans le New Jersey. Ça lui aura été utile dans le monde du soccer amateur.

« Tu dois faire affaire avec un CA composé d’élus qui sont des parents. Même si tu as des idées géniales, elles doivent être approuvées. Quand tu es un ancien joueur qui devient un coach, tu veux développer le soccer et des fois tu te braques quand on te pose des questions, mais elles sont nécessaires, de conclure l’ancien joueur qui relèvera maintenant de nouveaux défis.

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