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Séquence satisfaisante

Claude Julien
Photo Joël Lemay Claude Julien

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Le Canadien n’avait pas une mince tâche sur les épaules en voyant les Maple Leafs débarquer en ville. Fort d’une sortie convaincante face aux Jets, il a livré une rude opposition aux jeunes loups torontois.

Dans une guerre de tranchées de la section Atlantique, cette défaite en prolongation face à de grands rivaux a laissé un goût amer. Cette amertume est adoucie par la récolte de huit points sur 10 dans le segment des cinq matchs à domicile depuis le retour de la pause du match des Étoiles.

« Je ne sais pas si nous avions quelque chose à prouver face aux Maple Leafs, mais je sais que les gars sont déçus. Et avec raison, a souligné l’entraîneur-chef, Claude Julien. C’est un match que nous voulions gagner.

« L’important, c’est que nous sortons de cette séquence avec huit points. Il ne faut pas être déçus de ce segment », a ajouté celui qui a limité le temps de glace du quatrième trio.

Matthew Peca, Michael Chaput et Nicolas Deslauriers ont vu les Leafs inscrire deux buts lors de leurs présences sur la glace.

« Les Leafs finissent toujours bien les matchs. Nous avons limité leurs chances ce soir [samedi], mais ils ont tout de même réussi à en profiter », a relaté Julien, qui a vu les adversaires revenir rapidement de l’arrière à deux occasions avant de se sauver avec deux importants points.

Ceux-ci leur permettent de grimper au second rang de la conférence de l’Est avec une priorité de deux points sur le Tricolore, en plus d’avoir deux matchs en main.

Confiance en Armia

Même si Brendan Gallagher a touché la cible en supériorité numérique, le CH continue d’éprouver des problèmes en pareille situation. Samedi, il a décoché cinq tirs en autant d’occasions en avantage numérique.

Alors qu’il évoluait à 4 contre 3 en début de prolongation, Julien s’est entêté à envoyer Joel Armia dans la mêlée. On peut compter sur les doigts des deux mains le nombre de points récoltés en supériorité numérique en carrière par l’ancien des Jets. Il a écoulé près de six minutes sur la glace lors des cinq jeux de puissance.

« C’est un droitier et ça nous manque.Notre jeu de puissance s’est amélioré depuis qu’il est là, a tenté d’expliquer Julien. Il est capable d’aller chercher les rondelles et il amène un atout important à notre unité. »

Mais Julien n’a pas apprécié l’exécution de ses troupiers lors de cette dernière séquence en supériorité numérique. Une mise en jeu perdue a permis aux Leafs de dégager le territoire. Armia n’avait pas été assez rapide pour récupérer cette rondelle, comme on l’en vantait.

Difficile de mater de jeunes loups assoiffés quand le jeu de puissance boque sans cesse...