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La chasse aux vêtements griffés

Les deux jeunes associés caressaient l’idée de lancer une friperie de luxe

Marc-Antoine Brodeur et Phillipe Vincent dans leur friperie de l
Photo courtoisie, Maude Laliberté Marc-Antoine Brodeur et Phillipe Vincent dans leur friperie au concept innovateur, Le Drop Shop, située à Granby, en Montérégie.

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Deux jeunes entrepreneurs de Granby ont fait de leur boutique une friperie de luxe. On n’y retrouve que des produits de grande marque.

Les vêtements Tommy Hilfiger, Ralph Lauren, Lacoste, Adidas et Nike, pour ne nommer que ceux-là, sont des vêtements « griffés » qui recouvrent le plancher de la friperie Le Drop Shop, à Granby.

Phillipe Vincent, 27 ans, et Marc-Antoine Brodeur, 23 ans, sont amis depuis quelques années.

Ils ont tous les deux travaillé dans différents magasins de vêtements avant de fonder leur entreprise au concept unique.

Depuis quelques années, ils avaient cette idée d’ouvrir une friperie de luxe en visant une clientèle de 15 à 35 ans.

« C’est une tranche d’âge pour laquelle la mode est importante, mais qui n’a pas toujours les moyens de s’acheter des vêtements chers », explique Philippe Vincent.

Il ajoute que les prix de leurs produits ressemblent à ceux que l’on retrouve dans d’autres friperies traditionnelles.

Recherche des vêtements de luxe

Pour dénicher les aubaines, les deux amis parcourent la province à la recherche des vêtements de marque en visitant d’autres friperies du Québec.

Ils visitent également des magasins comme le Village des Valeurs et des usines de vêtements.

Le duo est même allé jusqu’à Ottawa à quelques reprises pour trouver des aubaines.

« Parfois, on peut passer des heures dans un magasin à chercher et on ne trouve rien, a indiqué Marc-Antoine Brodeur. Heureusement, ces magasins sortent du nouveau stock tous les jours, alors il suffit d’y retourner le lendemain. »

Commencer à partir de rien

Avant l’ouverture de la friperie en août 2018, les deux entrepreneurs ont passé plusieurs nuits blanches à aménager leur local.

« On a tout fait dans le magasin, de la conception du décor jusqu’à l’installation de nos étagères », relate avec fierté Phillipe Vincent.

On compte un peu plus de 1000 morceaux de vêtements dans cette surface de 1200 pieds carrés.

Les deux entrepreneurs ne cachent pas qu’ils envisagent d’agrandir éventuellement leur boutique.

« On a triplé nos perspectives d’affaires, qu’on s’était fixées, et on ne veut pas que ça s’arrête. »