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L’Estrie, un monde d’occasions pour les professionnels

L’Estrie, un monde d’occasions pour les professionnels
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Catherine Beaucage, agente de migration à Place aux jeunes en région – section Estrie, sent un réel engouement de la part des jeunes professionnels pour sa région. L’histoire de Claudia Munger, une médecin de 26 ans qui a convaincu son conjoint ingénieur de la rejoindre à Mégantic, en est un bel exemple.   

« L’Estrie est une région en vogue pour s’établir, lance Catherine Beaucage. Du moins, c’est le message que l’on reçoit de nos partenaires de la région de Montréal. Pourquoi ? On est près des grands centres. Il y a une importante communauté d’expression anglophone, qui est attrayante pour plusieurs. Puis, on a une belle qualité de vie! » 

Catherine Beaucage travaille pour Place aux jeunes en région, un organisme qui aide les jeunes adultes à s’établir en région, entre autres en diffusant des offres d’emploi et en organisant des séjours exploratoires de groupe ou individuels. « Notre soutien est adapté à chacun : si la personne veut de l’aide pour trouver un appartement, rencontrer le maire ou aller prendre une bière... on est là pour ça! »  

L’objectif : attirer des jeunes dans les localités. « En Estrie, on a un bon taux migratoire. Les petites MRC reçoivent une dizaine de nouveaux résidents par année, alors que celle du Granit peut en recevoir plus de 50, depuis la reconstruction du centre-ville de Mégantic. C’est un peu le phénix qui renaît de ses cendres... »  

Une récente étude économique de Desjardins prévoit pour la région une croissance modérée, mais soutenue, tout au long de l’année 2019. Le taux de chômage continuera de baisser, et la pénurie de main-d’œuvre spécialisée, de s’intensifier. 

Pour pratiquer sa profession le plus vite possible ! 

La « pénurie de talent » qui sévit dans la région constitue une occasion à saisir pour un professionnel en début de carrière. Claudia Munger l’a bien compris. Elle a choisi de s’expatrier de la région métropolitaine, car elle souhaitait pouvoir exercer rapidement comme médecin de famille et urgentologue.   

« Je ne voulais pas attendre des années et multiplier les formations avant de pouvoir exercer dans mon champ de pratique. J’ai trouvé cette possibilité à l’hôpital du Granit, où je travaille à l’urgence tout en faisant des heures de bureau un quart de mon temps. »   

La jeune femme a convaincu son conjoint de la rejoindre, même si ça n’a pas été évident au départ. « Félix est ingénieur civil, et on craignait qu’il ne parvienne pas à se trouver d’emploi en dehors de Sherbrooke », raconte-t-elle. Il a eu recours aux services de Place aux jeunes en région pour rencontrer des employeurs potentiels. « Il vient d’obtenir un poste dans la région de Mégantic, et nous en sommes très heureux ! »   

Catherine Beaucage concède que les professionnels œuvrant dans des domaines pointus peuvent avoir de la difficulté à se trouver un poste en région. Elle énumère cependant toute une série d’entreprises de renommée internationale – dont Cabico et BRP - qui offrent de beaux défis. 

Coup de foudre pour la région 

Claudia Munger a choisi l’Estrie en toute connaissance de cause. Originaire de la Montérégie, elle a fait son baccalauréat à Sherbrooke. Pour elle, s’éloigner des grands centres n’a pas été trop difficile, ayant comme projet de « vivre près de la nature ». 

La décision de Félix de s’expatrier en Estrie n’a pas été aussi facile. « Il vient de l’Abitibi, explique-t-elle. Il s’éloigne donc de sa famille. Et il est plus urbain que moi. Il habitait à Montréal depuis plusieurs années, alors que moi, j’ai toujours vécu en banlieue. » 

En fin de compte, le jeune homme est lui aussi tombé amoureux de la région. « Son rêve est d’avoir une maison qui donne sur le lac Mégantic. C’est un chasseur et un pêcheur. Moi, j’aime les sports en plein air. Comme il y a beaucoup de nature, ici, on y trouve tous les deux notre compte ! »