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Signes encourageants pour certains dans le dossier du lockout d'ABI

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BÉCANCOUR - Le syndicat des Métallos, qui représente les employés lockoutés de l’Aluminerie de Bécancour (ABI), a annulé une assemblée générale des 1000 travailleurs prévue pour mardi, ce qui pourrait être de bon augure.

Cette rencontre syndicale ne devait être qu'une séance d'information. Aucun vote n'était à l'ordre du jour.

Dans une communication interne, le président du syndicat Clément Masse indique que «malgré que les négociations soient ardues, nous allons poursuivre les discussions avec l'employeur». «Dans ces circonstances, nous avons décidé d'annuler l'assemblée générale.»

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, n'y voit pas un mauvais signe, bien au contraire. Il note avec espoir que le contact rétabli la semaine dernière entre les parties, sans l'intervention d'un conciliateur ou d'un médiateur, est maintenu.

«C'est l'interprétation que je fais, c'est qu'on devait se rencontrer. Et on a su qu'ils s'étaient rencontrés plusieurs journées durant la semaine dernière. Pour moi c'est un signe encourageant», estime M. Martel.

Jean-Guy Dubois, le maire de Bécancour, se montre également encouragé.

«Dans un horizon de trois à quatre semaines on vit un moment charnière au niveau d'ABI», observe M. Dubois.

Une source informée de l'évolution à la table de négociation a indiqué à TVA Nouvelles qu'il y avait progrès au point où on aborde maintenant des détails de la convention collective.

Le syndicat de l'aluminerie continue parallèlement à recevoir du soutien comme si le conflit devait se poursuivre. Après avoir déjà offert une aide ponctuelle, les 2500 syndiqués d'Arcelor Mittal de la Côte-Nord ont voté une aide, dorénavant récurrente, de près 9000 $ par semaine aux lockoutés de Bécancour.

Les syndiqués d’Aluminerie de Bécancour sont en lock-out depuis le 11 janvier 2018.