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Vague de vandalisme sur des voitures de taxi à LaSalle

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 Une quinzaine de véhicules appartenant à des chauffeurs de taxi ont été la cible de malfaiteurs dans l’arrondissement de LaSalle, à Montréal, au cours de la dernière semaine. 

 «Ça fait 40 ans que je suis dans l’industrie du taxi et je n’ai jamais vu ça», a indiqué Richard Lynch, gérant de Taxi Angrignon. 

 L’entreprise, située à LaSalle, dénonce qu’une douzaine de ses employés ont été victimes de vandalisme. 

 Les cambrioleurs brisent la fenêtre des voitures durant la nuit pour voler la tablette des chauffeurs ou leur caisse laissée dans leur taxi, selon M. Lynch. 

 «Le voleur agit toujours dans le même coin à LaSalle. On pense que c’est une personne qui veut se faire de l’argent rapidement en volant nos employés», a-t-il soutenu. 

 La compagnie Taxi Pontiac a aussi mentionné au 24 Heures qu’au moins deux de leurs chauffeurs se sont fait briser leur fenêtre et voler leur tablette électronique la semaine dernière à LaSalle. 

 500 $ de réparation 

 «Je n’avais rien à voler dans ma voiture quand il a détruit ma fenêtre dans la nuit de dimanche [le 4 février], mais ça m’a coûté cher de réparation. C’est au moins 500 $ pour ravoir ma fenêtre et c’est sans compter le fait que j’ai perdu une journée de travail», s’est insurgé Manjinder Chhina. 

 L’employé de Taxi Angrignon affirme qu’au moins deux à trois taxis par jour sont vandalisés à LaSalle quotidiennement depuis une semaine. Il a même filmé la scène où l’on voit le malfaiteur défoncer la vitre de sa voiture et il a remis la vidéo aux policiers. 

 «J’aimerais que la police en fasse plus pour le trouver. Ça n’arrête plus et le nombre de victimes de ce voleur augmente chaque jour», a mentionné M. Chhina. 

 Le taxi de Jagjit Gill, qui travaille pour la même entreprise, a lui aussi été la cible d’un malfaiteur lundi matin. 

 «Il a brisé ma fenêtre, jeté mes papiers partout. Il a fouillé, mais il n’a rien trouvé. C’est vraiment frustrant comme situation et je perds ma journée au travail», a critiqué M. Gill, en chemin vers son garagiste au moment de lui parler. 

 Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a refusé de confirmer si une enquête était ouverte ou non dans ce dossier.