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Violence sportive

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Nous le savions avec la condamnation de Bertrand Charest et d’autres avant lui, le milieu sportif contient aussi son lot d’agresseurs sexuels. Nous étions loin de nous douter de l’ampleur du problème avant l’enquête de Radio-Canada et CBC qui a révélé qu’il y a eu plus de 200 entraîneurs accusés et 603 victimes au cours des 20 dernières années. Des chiffres alarmants et ce ne sont que les cas judiciarisés.

Quelles ressources ?

J’ai longtemps fait du sport amateur dans les secteurs compétitifs. Au secondaire, je partageais mes soirées et mes fins de semaine entre le soccer et le handball. Ces deux sports m’ont amenée à beaucoup voyager. Je partais parfois pendant plusieurs jours, avec mon équipe et un groupe d’entraîneurs chargés de notre sécurité et de notre entraînement. En voyant ces chiffres, je me suis demandé si j’ai moi aussi croisé des entraîneurs qui ont abusé de leur rôle. Est-ce que j’aurais su quoi faire, comment réagir ? J’ose croire que l’adolescente affirmée que j’étais aurait dénoncé, mais malgré des cours d’éducation sexuelle qui m’ont appris à reconnaître des situations d’agression et des parents compréhensifs et attentifs, je ne sais pas si cela aurait été suffisant pour trouver des ressources.

Québec agit

Depuis 2017, le gouvernement du Québec a mis en place une politique de vérifications des antécédents judiciaires. C’est un bon moyen pour éviter d’embaucher des agresseurs connus, mais les autres ? La responsabilité revient aux parents de s’assurer que leurs jeunes comprennent bien les limites et soient à l’aise de dénoncer. Encore faut-il que les parents soient capables d’en discuter avec eux. Ce n’est pas le cas de tous. Une chance qu’on a réintégré les cours d’éducation sexuelle, visiblement on va en avoir besoin.