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Crucifix dans les écoles: «une question de patrimoine», plaide François Legault

Crucifix dans les écoles: «une question de patrimoine», plaide François Legault
Photo Simon Clark

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François Legault ne voit pas la nécessité d’ordonner le retrait des crucifix qui sont encore accrochés dans les salles de classe du Québec.

«Quand on a rendu nos écoles laïques, la plupart des crucifix avaient été retirés, c’est la responsabilité des écoles, peut-être dans certains cas, il y a peut-être des crucifix qui, comme à l’Assemblée nationale, sont plus une question de patrimoine», a plaidé mercredi le premier ministre. 

 À l’époque, François Legault était justement ministre de l’Éducation sous le gouvernement du Parti québécois lorsque les établissements d’enseignement ont dû décrocher les Christ en croix de leurs murs. 

 «On veut laisser plus d’autonomie aux classes, et comme je vous dis, la plupart des écoles ont pas de signes religieux», a-t-il renchéri, avant de se rendre à la période de questions à l’Assemblée nationale.  

 Pourtant, des écoles du Centre-du-Québec ont dû retirer les crucifix de leurs locaux la semaine dernière, à la suite d’une directive de la Commission scolaire de la Riveraine. 

 Laïcité à deux vitesses

 Pour Québec solidaire, la position du gouvernement caquiste sur les signes religieux est totalement contradictoire. Les professeurs devront retirer leurs signes religieux et enseigner dans des classes où trône un Christ en croix.  

 Selon le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois, vouloir soustraire les écoles privées subventionnées à l’interdiction de porter des signes religieux démontre également que la CAQ prône une laïcité à deux vitesses. Le projet de loi du ministre Simon Jolin-Barrette, qui doit être déposé sous peu, en est un «catho-laïc», a dénoncé mercredi le député de Gouin. 

La CAQ cherche l’appui du PQ

Le gouvernement Legault cherche l’appui du Parti québécois pour son projet de loi sur les signes religieux. Pour y arriver, l’application d’une clause «grand-père» pour éviter le congédiement d’employés actuels qui refuseraient de retirer leurs signes religieux est en discussion au sein des troupes caquistes.

«On a écouté le PQ aussi, le PQ veut une clause de droits acquis, donc évidemment, on essaye d’aller chercher un consensus, mais sur le fond, on va aller jusqu’au bout, c’est-à-dire qu’on va interdire les signes religieux pour les personnes en autorité, incluant les enseignants», a insisté le premier ministre.

Les péquistes, eux, sont ouverts à revoir leur position pour en arriver à un compromis avec le gouvernement Legault. «Sur un sujet aussi sensible, je pense qu’il faut viser à avoir le plus large consensus possible, a affirmé mercredi le chef intérimaire Pascal Bérubé. On veut faire partie de la solution au bout de cet exercice».

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