/finance/business
Navigation

Le géant Amazon exige la discrétion et soutire des aides financières

Coup d'oeil sur cet article

Partout où il détient des centres de données dans le monde, Amazon réclame et obtient le secret le plus total sur ses tarifs d’électricité en plus de toucher d’impressionnantes aides financières.

Aux États-Unis, les critiques sont nombreuses sur la façon de faire de la division infonuagique d’Amazon (Amazon Web Services) qui est reconnue pour soutirer beaucoup de fonds publics où elle décide d’installer ses centres de données.

Cette division se veut d’ailleurs la plus rentable du géant du web qui a dégagé l’an dernier 10 milliards $ US de profits nets sur des revenus de 233 milliards $ US.

En vertu d’accords secrets conclus avec des fournisseurs d’énergie, Amazon réussit toujours à se négocier des tarifs spéciaux, souvent non disponibles pour les autres clients, soulignait récemment le site Techspot.

« Les exemptions de certains frais proposés par les fournisseurs d’énergie combinées à des incitatifs fiscaux offerts par les gouvernements ont un impact sur les coûts totaux assumés par l’ensemble des citoyens ordinaires tous les jours », avance le chroniqueur Greg Synek de Techspot.

20 lobbyistes

Pour obtenir les juteux contrats d’hébergement infonuagique de données du gouvernement du Québec, Amazon a multiplié ses activités de lobbyisme en sol québécois.

Pas moins d’une vingtaine de représentants d’Amazon sont inscrits au registre des lobbyistes du Québec depuis un an. L’objectif de l’entreprise est « d’analyser les possibilités » que le Conseil du trésor et le gouvernement aient recours à leurs produits.

Pour le ministre de l’Économie du gouvernement Legault, Pierre Fitzgibbon, il n’est toutefois pas question d’offrir un « bar ouvert » de subventions au géant américain Amazon. « Non, non, non. C’est une compagnie que je respecte énormément, mais il faut que leur contribution à l’économie du Québec soit palpable, tangible et défendable aux citoyens du Québec », a-t-il dit au Journal en marge de l’annonce du fonds en technos propres au sein duquel il a injecté 50 millions $ via Investissement Québec (IQ), lundi, à Montréal.

Sans donner de détails, Pierre Fitzgibbon a fait valoir qu’Amazon avait « plusieurs projets » à venir au Québec.

Avec la collaboration de Francis Halin