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Recherche sur l'infertilité: une découverte du CHUM porteuse d’espoir pour les couples infertiles

CHUM
Photo Éric Yvan Lemay

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Des chercheurs du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) pourraient avoir fait une découverte importante qui changera sans doute la vie de plusieurs couples infertiles: ils ont trouvé une façon de diminuer le nombre de défauts dans des embryons.

Publiée le jour de la Saint-Valentin dans la revue Current Biology, l’étude du CRCHUM menée en laboratoire a permis de réduire le nombre de défauts dans des embryons de souris.

Il faut savoir que lorsqu’un couple doit passer par la fécondation in vitro, environ la moitié des embryons générés contiennent des cellules qui présentent un nombre anormal de chromosomes (aneuploïdie). Il s’agit d’ailleurs d’une cause majeure d’infertilité.

«Dans notre étude, nous expliquons au moins une des raisons pour lesquelles ce phénomène se produit. Nous avons constaté que cela est dû à une défaillance d’un mécanisme appelé “point de contrôle du fuseau”. Nous montrons aussi que si nous manipulons ce point de contrôle chez des embryons de souris à l’aide d’un simple médicament, nous pouvons réduire les risques d’erreur de 50% environ», a affirmé Greg FitzHarris, chercheur au CRCHUM et professeur à l’Université de Montréal.

Au Canada, un couple sur six est touché par l’infertilité, a-t-on expliqué, précisant que cette nouvelle découverte pourrait améliorer, à moyen terme, les chances de ces couples de donner la vie.

Le Centre de recherche du CHUM a toutefois précisé que la découverte n’est encore qu’au stade de la recherche fondamentale et est menée en laboratoire sur des souris. Il faudra notamment voir comment cette découverte sera appliquée chez l’humain.

«Le potentiel de transposition à l’humain est évident. Et, je suis certain que les cliniques de fertilité aimeraient bien essayer cela dans l’espoir de fabriquer de “meilleurs embryons”. Cependant, il serait tout à fait irresponsable d’appliquer ce concept en clinique maintenant, avant même que tous les tests de sécurité et d’innocuité soient réussis», a souligné le chercheur.

Une demande de brevet a d’ailleurs été déposée le 20 septembre dernier.