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Une autre révolution à l’UQAM!

manif des prof
Photo Chantal Poirier À l’UQAM, on combat le sexisme de la langue française !

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N’hésitant devant aucun obstacle pour transformer le monde, le Montréal Campus, journal des étudiants de l’UQAM, va maintenant adopter une écriture inclusive et non genrée afin de combattre le « carcan sexiste » de la langue française.

Ainsi, au lieu d’écrire « les étudiants croient que... », on écrira « la communauté étudiante croit que... »

Et pour parler des personnes « non binaires » (qui ne s’identifient à aucun sexe), on utilisera les pronoms « ille » et « iel » au lieu de « il » et « elle ».

Oui, madame.

On est uqamien ou bedon on l’est pas.

UNE TABLE, UN BUREAU

Cela dit...

« Communauté » est un nom féminin. Pourquoi avantager un sexe plutôt qu’un autre ?

Idem pour « le corps étudiant », qui laisse sous-entendre qu’il n’y a pas de filles à l’UQAM !

On devrait plutôt écrire « Le/la corps/communauté étudiant-e... »

Quoique... ça pose un autre problème.

On fait passer le pronom masculin « le » avant le pronom féminin « la ».

Comme si les hommes étaient plus importants que les femmes.

Hmmm...

Et puis, c’est quoi cette idée stupide d’avoir des noms féminins (comme « communauté ») et des noms masculins (comme « corps ») ?

Nous sommes en 2019, les gens sont fluides, maintenant ! On n’est plus enfermés dans un seul genre !

La langue devrait refléter cette nouvelle réalité !

C’est comme cette idée saugrenue de donner un genre aux objets !

Une table, un bureau...

Bureau est masculin parce que ça fait partie du monde du travail, alors que table est féminin parce que ça fait référence à la cuisine et à la vie domestique, c’est ça ?

Encore une convention sexiste !

En fait, on devrait totalement gommer l’idée de genre dans la langue.

Plus de « le » ni de « la ».

On utilisera « Blip ».

« Achète-moi blip bureau » (au lieu de « Achète-moi un bureau ») et « Je vais peinturer blip table » (au lieu de « Je vais peinturer la table »).

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« NOUS » AU LIEU DE « JE »

Et puis, tant qu’à y être...

Pourquoi « Je » ?

C’est individualiste. Comme si ma personne était plus importante que l’ensemble des personnes ! Que l’individu primait sur le groupe !

Pas étonnant qu’on ne pense qu’à notre petit nombril : la langue nous y pousse ! Elle nous conditionne !

Moi, j’abolirais la première personne du singulier. On devrait tous parler au « nous ».

C’est plus inclusif.

« Nous avons faim » au lieu de « J’ai faim ».

Autre chose : pourquoi mettre des points à la fin des phrases ? Je trouve ça fasciste. Définitif. Catégorique.

Masculin, en somme.

Je préfère la virgule. C’est plus convivial, plus généreux.

Un point, c’est fermé, ça clôt une conversation, c’est agressif, alors que la virgule, c’est ouvert, ça invite à l’échange, à la discussion.

Et puis... Dans un journal, les lettres (qui sont petites) sont noires alors que la page (qui est grande) est blanche. Pourquoi ?

La page devrait être noire et les lettres blanches !

Allez, journalistes du Montréal Campus, encore un effort !