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Avantage P.K. mais le débat continue

P.K. Subban
Photo d'archives, Martin Chevalier P.K. Subban

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NASHVILLE | On y revient toujours, c’est inévitable. Après tout, c’était l’échange de la décennie dans la LNH. Qui l’a emporté, les Predators avec P.K. Subban ou le Canadien avec ce bon vieux Shea Weber ?

Après trois ans, le débat est loin d’être terminé, mais comme l’explique avec justesse Yvon Pedneault dans sa chronique, chaque équipe a comblé un besoin essentiel.

P.K. Subban a eu le dernier mot hier soir avec une belle passe arrière à Brian Boyle, qui décoché un boulet pour briser l’égalité.

Weber disputait pour sa part un 900e match dans la LNH. On lui a posé une question à ce sujet avant la rencontre.

Stoïque, arborant sa casquette du Canadien aux couleurs militaires, il a répondu une platitude avec ce regard intense du gars qui ne veut pas que vous lui en posiez une deuxième.

« Je ne pense pas trop à ça, je veux juste que nous disputions un bon match car on fait face à une bonne équipe. » C’était de fait la seule question là-dessus, vous vous en doutez.

On l’aime comme ça Weber, dans le fond. Pas de flafla. C’est le général d’armée dont le Canadien avait besoin avec le « C » sur le chandail. Depuis son retour au jeu, le Canadien montre une fiche de 20-11-2.

Il a été fidèle à lui-même hier soir. Rien de compliqué, mais du jeu assuré la plupart du temps dans sa zone.

P.K. choisit mieux ses moments

Subban, lui, a raté 19 matchs en raison d’une blessure et il a mis du temps à se remettre en marche depuis son retour, le 27 décembre.

Avant la rencontre, il arborait un magnifique chapeau de cowboy pour parler aux médias montréalais, avec lesquels il est toujours d’une gentillesse et d’une générosité éloquentes.

« Je suis chanceux de ne pas avoir été blessé trop souvent durant ma carrière, a-t-il dit. Je dois maintenant retrouver mon rythme. »

Du même souffle, il n’a pu s’empêcher de faire une blague.

« C’est pas facile d’être à l’écart durant six semaines, surtout un gars avec mon physique. Je peux prendre 60 livres en 6 semaines ! »

Tout le monde a ri. On l’aime comme ça P.K., dans le fond. Rieur, joueur de tours, véritable dynamo.

Moins flamboyant (sur la glace, car à l’extérieur ça se poursuit...), mais tout de même efficace. Il choisit mieux ses moments. Comme cette superbe passe en troisième période.

Alors, qui a eu le meilleur ? On pourra faire le point dans cinq ans. D’ici là, ces deux équipes sont sur la bonne voie.