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L'avion transportant les 113 Québécois coincés en Haïti est arrivé à Montréal

L'avion transportant les 113 Québécois coincés en Haïti est arrivé à Montréal
PHOTO COURTOISIE/Normand Rosa

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L’avion d’Air Transat qui transportait les 113 touristes québécois évacués d’Haïti a finalement atterri à Montréal, samedi soir.

L’appareil, qui transportait aussi d'autres touristes canadiens, a atterri à Montréal-Trudeau vers 21h12, selon le site spécialisé Flight Radar. 

Christophe Hennebelle, Vice-président ressources humaines et affaires public chez Transat, a d’ailleurs rappelé la complexité de l’opération pour ramener tout ces gens à la maison. 

  «Transat a affrété quatre hélicoptères. Ça nous a menés à faire plus de cinq rondes pour amener tous les touristes à l’aéroport [de Port-au-Prince]. On est vraiment content de pouvoir dire que les gens seront avec nous», a-t-il expliqué. 

«On sait que nos clients ont vécu une semaine éprouvante, mais ils n’ont jamais été en danger. Ça, c’est notre grande satisfaction», a ajouté Christophe Hennebelle, précisant que jusqu’à nouvel ordre, les vols réguliers vers Haïti sont maintenus.    

 

L'avion transportant les 113 Québécois coincés en Haïti est arrivé à Montréal
Photo Félix Séguin

  

L'avion transportant les 113 Québécois coincés en Haïti est arrivé à Montréal
PHOTO COURTOISIE/Normand Rosa

Les Québécois évacués témoignent   

Les premiers Québécois évacués sont arrivés à 9 h 30 à l'aéroport, où des représentants des services consulaires les attendaient pour, entre autres, les enregistrer pour leur voyage de retour.      

 «On a bien été traités, tout a été correct», se sont-ils entendus pour dire, reconnaissants de s'en tirer à si bon compte alors que les Haïtiens, eux, ne peuvent échapper à la crise dans laquelle leur pays est plongé.      

«C'est terrible», a convenu une femme.      

«On est avec eux autres», a renchéri un autre.      

Ces Québécois dont les vacances se sont prolongées plus longtemps que prévu n'avaient pas envie de se plaindre de leur situation et indiquaient s'être sentis en sécurité tout au long de leur séjour. «Ça n'a presque pas paru sur le site, finalement», a dit l’un d’eux.      

Vers 11 h 30, Air Transat annonçait qu'un de ses avions venait de quitter Montréal en direction d'Haïti. «Quelques sièges sont disponibles et seront assignés en priorité aux détenteurs de billets Air Transat, puis aux Canadiens et résidents du Canada présentement à Haïti et souhaitant rentrer au pays, sur une base "premier arrivé, premier servi"», a mentionné le transporteur aérien québécois sur Twitter.      

Sur l'heure du midi, l'opération d'évacuation se déroulait toujours rondement.      

La «Perle des Antilles» est secouée par de violentes contestations antigouvernementales. Au moins sept personnes ont perdu la vie depuis le début des affrontements la semaine dernière.      

L'ambassade du Canada à Port-au-Prince est fermée depuis mercredi, et Ottawa a d'ailleurs mis à jour son avis aux voyageurs, recommandant aux Canadiens d'éviter tout voyage en Haïti.     

Une nuit à l’abri des violences en Haïti      

Les habitants de Port-au-Prince restent pour la plupart confinés chez eux pour fuir les violences qui ont cours durant la nuit.        

«Les heures comptant entre 6 h et 10 h le matin sont les seules heures, à peu près, où les résidents de Port-au-Prince peuvent sortir de chez eux sans craindre d’être pris en souricière dans des manifestations ou, pire encore, y perdre la vie», a rapporté l’envoyé spécial de TVA Nouvelles en Haïti Félix Séguin, samedi matin.      

Difficile de trouver à manger   

Alors que perdure l’insurrection, il devient de plus en plus difficile de trouver à boire et à manger. Rappelons que le prix des denrées alimentaires de base a explosé.      

«On s’est acheté de l’eau pour être capables de s’approvisionner pendant notre séjour ici. Dix dollars la bouteille d’eau! Imaginez ce que c’est quand on a une monnaie qui se déprécie», a relaté Félix Séguin.      

Il n'y a toujours pas de trêve en vue dans ce petit pays que l’on surnomme «la Perle des Antilles», et dont le lustre est malheureusement assombri par les violentes manifestations qui s’y tiennent.