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Un ex-comédien coupable d’attouchements

Il sévissait lors de leçons de piano à des mineures

Philippe Charbonneau a écopé de sept mois et demi de prison, jeudi, au palais de justice de Saint-Jérôme.
Capture d’écran, TVA Nouvelles Philippe Charbonneau a écopé de sept mois et demi de prison, jeudi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

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Un ancien comédien a écopé de sept mois et demi de prison cette semaine pour des attouchements sexuels sur deux mineures à qui il donnait des cours de piano.

Philippe Charbonneau, 31 ans, est notamment connu pour ses rôles dans les téléromans Annie et ses hommes, Yamaska, et Virginie. Le 1er novembre, il a plaidé coupable d’attouchements sexuels sur deux mineures de moins de 16 ans.

Sa sentence, une suggestion commune de la Couronne et de la défense, a été entérinée par la juge Sandra Blanchard, jeudi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Les gestes de l’artiste de Terrebonne sont survenus entre 2013 et 2015, à Boisbriand.

7 et 8 ans

Deux fillettes de 7 et 8 ans se rendaient chez lui pour suivre des leçons de piano. À plusieurs reprises, il a touché leurs organes génitaux par-dessus et en dessous de leurs vêtements.

L’avocate de Charbonneau, Roxanne Hamelin, a exposé au tribunal que son client vivait une période difficile.

Il a refait sa vie dans un autre domaine. Il suit des cours à l’université et il a déménagé.

« Il se régalait de moi »

« C’est comme s’il se régalait de moi. Je me sentais mal, je n’étais pas bien », a dit l’une des victimes en pleurant lors de son témoignage, le 8 juin.

Charbonneau a une interdiction de communication ou de s’approcher de ses victimes et leurs familles. Il devra se soumettre à une probation de trois ans, dont deux avec suivis. Son nom sera dans le registre des délinquants sexuels à perpétuité.

Pour une période de 20 ans, Charbonneau ne peut se trouver dans un parc, une piscine, une garderie, une cour d’école, un terrain de jeu ou un centre communautaire.

Il ne peut travailler ou faire du bénévolat qui le placerait en relation de confiance ou d’autorité vis-à-vis de personnes de moins de 16 ans.

À moins de le faire sous la supervision d’une personne que le tribunal estime convenir en l’occurrence, il ne peut avoir des contacts — notamment communiquer par quelque moyen que ce soit — avec une personne de moins de 16 ans.

– Avec la collaboration de Christian Plouffe