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Le climat de Montréal ressemblera à celui de Philadelphie en 2080

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JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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Si rien ne change dans nos émissions de gaz à effet de serre (GES), le climat de Montréal ressemblera à celui de Philadelphie d’ici 60 ans, selon un étude et un outil de l’université du Maryland.

La carte interactive «What will climate fell like in 60 years?» permet de visualiser graphiquement sur une carte ce à quoi pourrait ressembler le climat des 540 principales villes nord-américaines en 2080 avec les moyennes actuelles.

Dans le cas où les émissions continuent d’augmenter, à Montréal, les hivers seront en moyenne plus chauds de 9,5 degrés Celsius avec des précipitations de pluie 10 % supérieure.

Quant à Québec, la capitale nationale devrait avoir un climat qui se rapprocherait plus de celui de Chatham, en Ontario, avec un été aux températures supérieures de 4,5 degrés Celsius à la moyenne actuelle avec un taux d’humidité 31 % moindre.

De manière générale, les climats de demain ressembleront aux climats actuels des régions situées de 700 à 1000 km au sud-ouest, qui sont plus chaudes en température, mais plus humides en hiver, alors que ce sera l’inverse en été.

«Nous pouvons utiliser cette technique pour mieux comprendre les prévisions avec quelque chose que nous pouvons conceptualiser et relier à nos propres expériences, a déclaré l'écologiste Matthew Fitzpatrick, coauteur de l'étude de l'université du Maryland, dans un communiqué de presse. J'espère que les gens seront surpris par les résultats et que, pour la première fois, ils mesurent l'ampleur des changements auxquels nous nous exposons.»

La carte permet aussi de choisir une option où un pic de production de GES serait atteint en 2040. Dans ce cas Montréal aurait des étés comparables à ceux de la région de Chicago – 2,2 degrés Celsius de plus et légèrement plus pluvieux – tandis que Québec aurait des saisons qui correspondent à ceux de London, en Ontario.

L’étude, sur laquelle se fonde la carte interactive, publiée dans Nature Communications, indique que 250 millions de Nord-Américains – dont la moitié des Canadiens - expérimenteront les effets des changements climatiques.