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Sur les traces de nos ancêtres à Woonsocket

Place du Marché historique de Woonsocket
Photo courtoisie, Lise Giguère Place du Marché historique de Woonsocket

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Woonsocket, Rhode Island. Tous les Québécois dont un ou plusieurs ancêtres ont émigré vers les États-Unis pour travailler dans des usines de textile doivent absolument prendre la direction de cette petite ville et de son extraordinaire Musée du travail et de la culture (Museum of Work and Culture).

Situé sur la place du marché historique, dans un bâtiment en briques rouges, ce musée revisite l’histoire d’hommes, de femmes et d’enfants du Québec rural qui, dès le 19e siècle, ont quitté leur ferme et fui la misère pour trouver du travail dans les usines qui florissaient le long de la Blackstone River.

L’extraordinaire intérieur de l’église Sainte-Anne, autrefois surnommée 
la chapelle Sixtine de l’Amérique du Nord, en raison de la similitude des fresques incroyables du peintre Guido Ninchiri avec celles du célèbre monument romain.
Photo courtoisie, Lise Giguère
L’extraordinaire intérieur de l’église Sainte-Anne, autrefois surnommée la chapelle Sixtine de l’Amérique du Nord, en raison de la similitude des fresques incroyables du peintre Guido Ninchiri avec celles du célèbre monument romain.

Une visite émouvante

Les Québécois qui se sont installés à Woonsocket provenaient surtout des régions de Trois-Rivières, Saint-Hyacinthe et des petits villages des environs. La visite se fait donc émouvante devant les tableaux rappelant le dur labeur dans une ferme, la nouvelle vie dans un nouveau pays, le style d’habitation, le travail de toute la famille (même les enfants), l’éducation, la religion et les loisirs.

Géré par la Rhode Island Historical Society (rihs.org), le musée propose aussi des films, des présentations audio interactives, des photographies, sans oublier des jeux qui invitent à vérifier comment on aurait supporté ce dur labeur ! On en ressort bouleversé.

Les femmes quittaient les champs et se retrouvaient, elles aussi, dans les usines.
Photo courtoisie, Lise Giguère
Les femmes quittaient les champs et se retrouvaient, elles aussi, dans les usines.

Un joyau préservé

Autre étape provoquant une grande émotion, la visite du St. Ann Arts and Cultural Center. Il s’agit d’une magnifique église abandonnée par le clergé. Heureusement, M. Doiron (l’ancien bedeau) et son fils Dominique, un chanteur d’opéra, ont formé (avec plusieurs anciens paroissiens) un organisme à but non lucratif pour sauver cette merveille que l’on surnommait autrefois la « chapelle Sixtine de l’Amérique du Nord ». C’est aux incroyables fresques du peintre Guido Ninchiri que l’on doit cette comparaison avec le célèbre monument romain. Cet artiste qui a sans doute produit le plus grand nombre d’œuvres religieuses au Canada durant le 20e siècle, vivait à Montréal. Il était même surnommé le Michel­-Ange de Montréal !

Aujourd’hui, l’ancienne église Sainte-Anne est ouverte au public pour des concerts, des événements spéciaux, des réceptions et des visites guidées. N’allez surtout pas bouder ces dernières, vous rateriez tout plein d’anecdotes savoureuses­­­.

À la recherche de ses racines

Enfin, dernière étape sur la route de nos racines, l’American-French Genealogical Society (afgs.org/site/), où des passionnés aident les Américains d’ascendance canadienne-française (plus de 10 millions) à retracer leurs origines francophones. Mais les visiteurs québécois désireux de retrouver leurs ancêtres sont également les bienvenus dans cette bibliothèque qui contient l’une des plus importantes collections de recherches généalogiques et historiques canadiennes-françaises.

  • Aujourd’hui encore, l’héri­tage francophone est bien vivant dans cette charmante petite ville et le français y est même la seconde langue parlée !
  • Woonsocket fait partie du Corridor historique natio­nal de la vallée du fleuve Blackstone­­­, un haut lieu du patrimoine naturel améri­cain. Différents parcours (balades nautiques et pistes cyclables) sillonnent ce grand site historique protégé depuis plus de 30 ans.