/sports/racing
Navigation

Denny Hamlin gagne une fin de course rocambolesque

L’écurie Joe Gibbs réalise le triplé au Daytona 500

Coup d'oeil sur cet article

DAYTONA BEACH | Denny Hamlin a orchestré un retentissant triplé pour l’écurie de Joe Gibbs en remportant dimanche les 500 miles de Daytona.

Le pilote de 38 ans devient ainsi le 12e pilote de l’histoire à signer au moins deux victoires dans l’épreuve la plus prestigieuse de la série NASCAR. Il s’y était également imposé en 2016.

Ses coéquipiers Kyle Busch, toujours à la recherche de sa première visite dans le cercle du vainqueur à Daytona, et Erik Jones ont suivi dans l’ordre.

« Ce succès, a dit Hamlin, je le dédie à J.D. [Gibbs]. C’est lui qui m’a fait confiance et m’a intégré à son équipe. Je le salue là-haut. »

Le fils du propriétaire, qui occupait le poste de président de l’entreprise, est décédé le mois dernier à l’âge de 49 ans des suites d’une maladie neurologique dégénérative.

« Cette victoire, je vais la savourer comme il se doit, a poursuivi le gagnant. Je sais que je vais me réveiller demain avec un sérieux mal de tête. Mais peu importe. »

Hamlin n’avait pas gagné dans la discipline-reine du NASCAR depuis le 3 septembre 2017 à Darlington.

Carambolage monstre

Fidèle à sa réputation, cette course, qui marque le début de la saison en Coupe Monster Energy, aura été fertile en rebondissements.

Au total, 12 interruptions ont été nécessaires pendant l’épreuve, dont deux ont exigé un drapeau rouge pour immobiliser le peloton.

Après les deux premiers segments plutôt sans histoire, les esprits se sont échauffés par la suite. Des accidents à répétition ont en effet marqué la dernière portion, qui s’est achevée en prolongation.

Le drapeau à damier a été agité au 207e tour d’une course qui devait en compter 200. Le Daytona n’en était pas à son premier dénouement du genre.

Au 191e passage, un carambolage monstre a impliqué près d’une vingtaine de voitures. Un autre accident, plutôt inusité, s’était produit un peu plus tôt à l’entrée des puits de ravitaillement, touchant cinq voitures, dont celle d’un des favoris, Jimmie Johnson.

Dommage pour DiBenedetto et... Cliche

Meilleur représentant du constructeur Toyota (9e sur la grille de départ), Matt DiBenedetto s’est maintenu dans le peloton de tête une bonne partie de l’épreuve avant d’être impliqué, bien malgré lui, dans l’accident majeur, alors qu’il détenait la cinquième place.

Poussé par Paul Menard, il a été incapable de garder le contrôle de sa voiture. Son nom apparaît au 28e rang du classement final de l’épreuve.

Il faut savoir que DiBenedetto, recruté par l’équipe Levine en 2019, peut compter sur l’expertise d’Étienne Cliche, qui a vécu dimanche son premier Daytona 500 à titre d’ingénieur en chef. Ce brillant Québécois, diplômé de l’Université Laval, est originaire de Vallée-Jonction en Beauce.

DiBenedetto pourra se vanter d’avoir mené le plus de tours dimanche avec 49.

Les 10 premiers au Daytona 500

1. Denny Hamlin Gibbs Toyota Camry 207
2. Kyle Busch Gibbs Toyota Camry 207
3. Erik Jones Gibbs Toyota Camry 207
4. Joey Logano Penske Ford Mustang 207
5. Michael McDowell Front Row Ford Mustang 207
6. Ty Dillon Germain Chevrolet Camaro 207
7. Kyle Larson Ganassi Chevrolet Camaro 207
8. Ryan Preece JTG Daugherty Chevrolet Camaro 207
9. Jimmie Johnson Hendrick  Chevrolet Camaro 207
10. Ross Chastain Premium Chevrolet Camaro 207

Marge de victoire : 0,138 seconde

Plus de tours menés : DiBenedetto (49), Byron (45), Kyle Busch (37) et Denny Hamlin (30)

Changements de meneurs : 15

Meneurs différents : 9

Drapeaux jaunes : 12

Prochaine course : 24 février à Atlanta