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Sergio Pérez: «L’ambiance est fantastique»

Sergio Pérez satisfait de ses premiers tours de roue au volant de la Racing Point F1

Sergio Perez
Photo courtoisie, Racing Point F1 Le pilote mexicain Sergio Pérez a été le premier pilote de l’écurie Racing Point F1 à effectuer des essais lundi au volant de la nouvelle monoplace 2019 au circuit de Barcelone.

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MONTMELO, Espagne | Sergio Pérez a été le premier membre de la défunte écurie Force India à peser sur le bouton d’alarme quand il s’est aperçu, en mai dernier, que son employeur n’arrivait plus à payer ses dettes.

Il aura fallu l’intervention de Lawrence Stroll et de son groupe de partenaires pour sauver l’entreprise de la faillite, rien de moins.

Aujourd’hui, le pilote mexicain vit le parfait bonheur. Ses espoirs renaissent après avoir vu son équipe, faute de moyens financiers, régresser à vue d’œil en 2018.

Pérez a été le premier pilote lundi à se voir confier le volant de la nouvelle monoplace de l’écurie Racing Point, qui effectuait, au circuit de Barcelone-Catalogne, ses débuts officiels à l’occasion des essais préparatoires en F1.

« L’ambiance est fantastique, a-t-il déclaré en entrevue au Journal de Montréal. Rien n’est comparable à l’an dernier. On sent cette volonté de réussir au sein de cette organisation.

« L’équipe va nous donner les moyens de progresser très tôt dans la saison, ce qui nous a manqué en 2018. »

Journée typique

Cette première journée n’a toutefois pas été sans problème. Parmi les 11 pilotes qui ont pris la piste, Pérez est celui qui a parcouru le moins de tours, à peine 30, alors que le meneur au tableau, Sebastian Vettel, en a bouclé près de cinq fois plus à bord de sa Ferrari.

Pérez a été contraint à l’inactivité pendant les trois dernières heures de la journée, sans vouloir en donner la raison. Il a inscrit le 7e temps le plus rapide en 1 min 19,944 s.

« C’est une journée typique d’un premier contact avec la nouvelle voiture, a-t-il expliqué. Ça nous permet de vérifier le fonctionnement de tous les dispositifs. Je peux toutefois vous dire que j’ai été enchanté par son comportement d’entrée de jeu.

« J’aurais évidemment voulu rouler davantage, mais nous avons encore beaucoup de temps devant nous. Nous sommes déjà en avance par rapport à notre première journée l’an passé. C’est bon signe. »

Comme prévu, Pérez cédera le volant de la Racing Point à son coéquipier, le Montréalais Lance Stroll, pour toute la journée, mardi.

Vettel emballé

Au risque de se répéter, ces premiers jours d’essais hivernaux sont trompeurs. Ne vous fiez pas, entre autres, aux performances plutôt modestes des Mercedes de Lewis Hamilton et Valtteri Bottas.

Les chronos n’ont en effet pas une grande signification, car les équipes cachent leur jeu, ne fournissent pas d’informations pertinentes, dont la quantité de carburant à bord, etc. Mais bon, les premières journées permettent surtout d’évaluer la fiabilité des nouvelles montures.

À cet égard, Vettel a affiché clairement la couleur en bouclant non seulement 169 tours, mais aussi en réalisant le meilleur chrono de la journée en 1 min 18,161 s.

Chaussée de pneus de type « médium », sa nouvelle SF90 est déjà à moins d’une seconde du meilleur temps absolu réalisé au terme des huit journées d’essais l’année dernière.

« La voiture réagit exactement comme je le souhaite », a raconté le quadruple champion du monde. Elle est vraiment à mon goût. Nous ne pouvions espérer une meilleure journée. »

De mal en pis chez Williams

En revanche, ça va très mal chez Williams. Encore plus que prévu.

Après avoir d’abord reporté à mardi ses premiers essais, voilà que la voiture ne sera pas prête à rouler avant mercredi, et peut-être jeudi.

Si ses deux pilotes titulaires, Robert Kubica et George Russell, espèrent pouvoir la découvrir d’ici la fin du premier bloc des essais hivernaux, jeudi, Nicholas Latifi, lui, s’est fait dire de patienter jusqu’à la semaine prochaine.

Le jeune Torontois a été désigné pilote d’essai de l’écurie Williams en 2019.