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Soirée d’information publique: l’ARTM essuie une pluie de critiques

trains banlieue
Zacharie Goudreault / 24H

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Des clients du train de Deux-Montagnes, et des gens en colère contre le Réseau express métropolitain (REM) ont pris d’assaut une séance d’information sur le développement du transport en commun, lundi soir, pour faire part de leur mécontentement.

Ces enjeux chauds ont probablement contribué à la popularité de la soirée: l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) a dû refuser des personnes lors de la préinscription, la salle réservée au centre-ville de Montréal étant pleine.

La présentation portait sur l’élaboration du Plan stratégique de développement de l’ARTM, mais presque toutes les interventions du public concernaient l’absence de contrôle de l’organisme sur le développement du REM et le retard dans l’annonce des mesures d’atténuation pour les lignes de trains de banlieue Deux-Montagnes et Mascouche, qui seront arrêtées pendant deux ans à partir de janvier 2020.

«La patience a des limites! Mon employeur a besoin d’au moins six mois pour mettre en place du télétravail. Ça fait depuis plus d’un an que vous travaillez là-dessus, et vous n’avez rien à nous présenter?» s’est indigné un homme à l’arrière de la salle, en se mettant debout.

«Vous avez une pensée magique quand même intéressante sur le sujet», a-t-il ajouté avant de sortir.

L’ARTM a tenu le même discours que d’habitude: elle est sensibilisée aux problèmes qui toucheront la clientèle de ces lignes, et une annonce sera faite «très prochainement» avec le ministère des Transports, a soutenu Fanie St-Pierre, chef des Affaires publiques et communications.

REM

Au-delà de l’arrêt de service sur les lignes de Deux-Montagnes et Mascouche, c’est carrément le manque de pouvoir de l’ARTM par rapport au projet du REM, piloté par la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui a été soulevé par plusieurs personnes dans l’assistance.

«Quand on fait de l’étalement urbain le long des autoroutes, ça contredit tous les plans d’aménagement. C’est bien malheureux, mais ça vous enlève de la crédibilité. Vous dites qu’il faut être en partenariat, mais ce n’est pas du tout un partenariat. Vous êtes obligés de vous occuper des nuisances que créent les autres dans le transport», a affirmé Francis Lapierre, qui fait partie du regroupement Trainsparence, qui s’oppose au REM.

Dans sa réponse, le directeur exécutif à la Planification des transports et mobilité, Daniel Bergeron, a convenu que le mandat de l’ARTM n’était pas de remettre en question les projets déjà en branle, «mais de les faire fonctionner au bénéfice de la population actuelle».

État de la situation

La présentation de l’ARTM exposait, à l’aide de capsules vidéo, les grands enjeux de la mobilité dans la région de Montréal, comme les besoins variables, la tarification ou encore le développement urbain. Les grandes étapes de l’élaboration du Plan stratégique de développement ont également été présentées.

Toutes ces informations se retrouvent à l’adresse parlonsmobilite.quebec. L’ARTM mènera diverses activités d’information et de consultation tout au long de l’année 2019.