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Une « odeur de marque » pour Netlift

À la poubelle, le petit sapin vert !

Une « odeur de marque » pour Netlift

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 Imaginez un monde où vous vous diriez en embarquant dans un taxi : « Ah ! Ça sent bon le Taxi Diamond ! » Ou encore : « Oh ! Mon nez reconnaît la subtile essence de cèdre typique de Taxi Coop ! » Et le chauffeur vous répondrait fièrement : « Eh oui ! C’est notre odeur de marque ! » Voilà ce qui arrive maintenant avec la compagnie québécoise Netlift. 

 La plateforme de covoiturage et de taxi a mandaté un laboratoire de marketing olfactif pour formuler sa propre odeur de marque. Le but : séduire le nez de sa clientèle et rendre chacune de ses voitures mémorable et immédiatement reconnaissable.  

 Clin d’œil au sapin vert : le tampon odoriférant Netlift s’accroche au rétroviseur. La fragrance s’avère si populaire que certains utilisateurs réclament des échantillons pour leur maison. La compagnie utilisera la même odeur partout, y compris à l’étranger.  

 Composition 

 La créatrice de la fragrance, c’est Christine Chamberland-Beaudoin, la fondatrice de la compagnie Élixir Marketing Olfactif. Elle détaille ainsi sa recette : « Des notes de tête fraîches (bergamote, citron), des notes de cœur plus douces (thé, jasmin, rose) et des notes de fond chaleureuses (cèdre et musc blanc). » Je me suis rendu hier aux bureaux de Netlift dans le Vieux-Montréal juste pour humer la fameuse fragrance... aussi agréable que sa description le laisse augurer. « Nous avons demandé un parfum qui éveille et réjouisse notre clientèle », m’explique Éric Noël, le VP-Marketing.   

 Mme Chamberland-Beaudoin a déjà conçu des fragrances pour enrichir olfactivement des spectacles du Cirque du Soleil et du fascinateur Messmer. En 2016, elle a créé des abribus olfactifs à Montréal ; quelques-uns promouvaient une nouvelle émission de cuisine de TVA et un autre, parfumé à l’orange, valorisait la marque de jus Oasis. « Pour le taxi, la fragrance devait plaire à tous, autant à la femme enceinte qu’à l’homme d’affaires pressé », me raconte-t-elle.  

 Exemplaire 

 C’est possiblement la première fois dans le monde qu’une compagnie de microtransit se dote d’une odeur de marque. (En revanche, la toile me bombarde d’anecdotes de taxis qui puent. Saviez qu’à l’aéroport de San Diego, si j’en crois le Daily Mail, des inspecteurs sentent les chauffeurs et obligent certains à se changer ou se laver ?) Les Uber et Lyft suivront-ils l’exemple de la québécoise Netlift ? Ça ne m’étonnerait pas.  

 Enfin, la compagnie Netlift discute actuellement avec plusieurs gros employeurs du centre-ville pour les inciter à offrir le stationnement gratuit à leurs employés qui covoiturent. Chaque nouvel utilisateur-conducteur se fera offrir un diffuseur accroche-miroir.