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Prostitution juvénile: «c’était vraiment un bon prof», dit un élève de l’école des Sentiers

L’école secondaire des Sentiers, à Québec, était sous le choc mercredi, après la mise en accusation de l’enseignant Raphaël Beaumont.
Photo Jean-Francois Desgagnés L’école secondaire des Sentiers, à Québec, était sous le choc mercredi, après la mise en accusation de l’enseignant Raphaël Beaumont.

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La nouvelle de l’arrestation du professeur d’anglais Raphaël Beaumont s’est répandue comme une traînée de poudre à l’école secondaire des Sentiers, à Québec, qui a rapidement envoyé une lettre aux parents pour les informer de la situation.

La diffusion du nom de l’accusé de 24 ans a rapidement résonné entre les murs de l’école secondaire sur l’heure du midi, mercredi.

La directrice Marie-Josée Landry semblait visiblement consternée par cette bombe qui frappe l’école, lorsque rencontrée par Le Journal.

Tout en nous redirigeant vers la commission scolaire, la directrice disait être à informer professeurs, élèves et parents de la situation. D’ailleurs, une lettre expliquant l’arrestation du professeur a rapidement été envoyée aux parents en début d’après-midi.

« Soyez assurés que l’ensemble du personnel est et demeurera vigilant et disponible pour les élèves », indique la directrice dans la lettre. Les parents ont également un numéro de téléphone à leur disposition au cas où un élève serait « touché et qu’il a besoin de suivi ou de soutien ».

Beaumont a été relevé de ses fonctions depuis les faits et son nom a été rapidement enlevé de la liste des professeurs des Sentiers.

« Ç’a fait jaser en maudit »

Le nom du professeur était sur toutes les lèvres à la fin des classes alors que tous parlaient en bien de celui maintenant accusé. « Ç’a fait jaser en maudit. On entend juste ça dans les corridors parce qu’il était vraiment connu des élèves », a dit un autre élève de 3e secondaire.

« Il était smatte »

« C’était vraiment un bon prof, il était smatte. Ce n’était pas un prof qu’on faisait chier, c’est un prof qu’on aimait beaucoup », a dit un autre jeune qui avait l’accusé comme professeur d’anglais.

Plusieurs parents venus chercher leurs enfants avaient déjà pris connaissance de la lettre. « L’école a fait ce qu’ils avaient à faire. Je suis contente qu’ils aient réagi tout de suite », a dit Caroline, une professeure de primaire venue chercher son garçon.