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«Le feu brûle encore» –Firas Zahabi

Olivier Aubin-Mercier
Photo d'archives, Martin Chevalier L’entraîneur Firas Zahabi

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Ce sont les négociations compliquées avec l’UFC qui ont mené Georges St-Pierre à prendre sa retraite des arts martiaux mixtes, selon son entraîneur, Firas Zahabi.

« Le feu brûle encore à l’intérieur de lui. C’est la complexité d’obtenir un combat qui a miné sa motivation, a-t-il mentionné. C’est compliqué comme situation et je ne crois pas qu’il aura un autre duel.

« Ce n’est pas moi qui gère le côté business et la promotion, mais je suis sûr qu’il y a plusieurs personnalités à gérer autour de la table. La job de Dana White n’est pas facile. »

Même s’il est maintenant âgé de 37 ans, « GSP » ne démontre pas de signe de ralentissement au gymnase.

« Il performe extrêmement bien, a précisé Zahabi. Il a l’air d’être prêt pour un combat. Physiquement et psychologiquement, je pense qu’il pourrait en faire un autre. C’est juste trop compliqué et la balle n’est pas dans notre camp. On n’a pas le contrôle.

« Je ne crois pas que Georges veuille être encore champion, car ça vient avec des responsabilités. Je ne crois pas qu’il voudrait se battre tous les trois ou quatre mois comme avant. Il n’est plus dans cet état d’esprit. »

Même s’il ne remet plus les pieds dans un octogone de l’UFC, St-Pierre continuera de s’entraîner d’une façon régulière avec ses collaborateurs de longue date.

« Il pourra le faire pour le plaisir, a affirmé Zahabi. Georges sera moins stressé et encore plus souriant. »

Un ami avant tout

Zahabi et St-Pierre ont travaillé ensemble pendant plusieurs années. Le tout a commencé en 2002 alors que les deux hommes s’entraînaient au gymnase Tristar.

À ce moment-là, « GSP » était en préparation pour son premier combat professionnel. Il devait affronter le Québécois Ivan Menjivar. St-Pierre ne le savait pas, mais il avait son futur entraîneur devant lui.

« On s’est entraînés ensemble. Par la suite, je suis devenu adjoint dans son équipe avant d’avoir le titre d’entraîneur-chef, a raconté Zahabi après la conférence de presse. J’ai toujours été là et ça faisait très longtemps qu’on travaillait ensemble.

« Au fil du temps, il est devenu mon quatrième frère. Ce n’est pas un lien d’affaires entre nous, mais un d’amitié. »