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On avait peur de lui, car il disait être un membre de la mafia

Nancy Beaulieu, victime du présumé meurtrier Guiseppe de Leto et Jean-Frédéric Martin, témoin de l'évènement.
Photo tirée de Facebook Nancy Beaulieu, victime du présumé meurtrier Guiseppe de Leto et Jean-Frédéric Martin, témoin de l'évènement.

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SAINT-HYACINTHE | Deux témoins entendus jeudi au procès de l’homme accusé d’avoir tué le copropriétaire et la gérante d’un bar de danseuses nues en Montérégie ont confié qu’ils le craignaient, car il se vantait d’être membre de la mafia.

Jean-Frédérik Martin, le disc-jockey du Cabaret Flamingo à Saint-Hyacinthe, et Simon Desrochers, l’autre copropriétaire de l’établissement, ont expliqué au tribunal avoir carrément évité de parler du présumé meurtrier, Guiseppe de Leto, aux policiers lors de l’enquête.

« J’avais peur pour ma sécurité », a dit M. Martin.

Lanaudière

Martin Bélair et Nancy Beaulieu ont disparu le 6 janvier 2015. Leurs corps ont été trouvés dans la boîte d’une camionnette à Mascouche, dans Lanaudière, quelques jours plus tard.

Selon les témoignages entendus depuis le début de la semaine au palais de justice de Saint-Hyacinthe, de Leto est devenu très nerveux lorsque les employés du bar se sont inquiétés de l’absence de la gérante, au lendemain de sa disparition.

« Elle n’était jamais en retard. J’étais sûr qu’elle avait été victime d’un accident. Il ne faisait pas beau ce soir-là », a dit M. Martin qui connaissait Mme Beaulieu depuis 2008.

Meurtres prémédités

Quant à M. Desrochers, il a relaté que de Leto, qui fait aujourd’hui face à une double inculpation pour meurtres prémédités, avait commencé à lui parler à son arrivée au bar en soirée.

« De Leto me disait qu’il [Martin Bélair] lui devait 500 000 $. Mais moi, je n’avais rien à voir avec eux », a-t-il raconté.

Selon les témoignages entendus depuis le début du procès, la somme en question venait d’une transaction de drogue.

« Il avait la réputation d’être un haut gradé dans la mafia italienne. Il avait une grande gueule, prenait beaucoup de place et jouait au caïd aussi », a ajouté M. Desrochers.

Ce dernier a aussi mentionné que son ami d’enfance et partenaire d’affaires lui avait avoué consommer de la cocaïne à l’occasion depuis l’achat du bar en juillet 2014.

M. Desrochers a cependant affirmé qu’il n’a jamais été au courant d’activités illicites de la part de M. Bélair.